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Il existe un cercle vicieux, pire, une dynamique infernale qui opère en France et qui nous précipite toujours un peu plus bas : loin de soigner l’immaturité politico-économique d’une bonne partie des électeurs français, d’élection en élection, la classe politique au pouvoir se développe au contraire sur cette immaturité et la fait fructifier afin de se pérenniser ! Non seulement cette dynamique funeste bénéficie du soutien aussi servile qu’inconséquent des médias, mais elle fonctionne tellement bien qu’elle empêche l’élection des candidats porteurs des stratégies les plus à même de l’interrompre ! Le pays s’enfonce depuis la fin des années soixante-dix mais, triste constat, tout semble s’être mis en place pour que cela continue.
Ce phénomène qui ne semble pas émouvoir les foules, se déroule pourtant sous nos yeux. Il suffit simplement de prendre le recul nécessaire et de l’observer pour prendre peur :
L’espoir soulevé par l’élection de Sarkozy très vite douché
Il faut se souvenir de la victoire de Sarkozy en 2007 : ses électeurs espéraient enfin sortir du train-train socialiste chiraquien et entamer des réformes allant dans le sens de la libéralisation de l’économie. Hélas, bien que positive en matière de chômage et de croissance en comparaison du reste de l’Europe[1], l’action de Sarkozy aura été de courte durée, la crise des subprimes venant très tôt gâcher la fête. Avec pour conséquence une dette de l’Etat qui a grimpé de 65% à environ 85% du PIB, ce que ne justifiait pourtant que très partiellement la crise bancaire. Et un niveau de pression fiscale[2] qui est passé de 44,5 à 46,5% du PIB… Alors qu’il avait démarré son mandat dans une optique réformatrice, le couteau entre les dents, Sarkozy l’aura terminé en véritable socialiste, happé par l’idéologie dominante, drogué à la dépense publique.
Certes, son bilan n’était pas aussi catastrophique que certains le croient. Mais encore fallait-il expliquer au peuple que l’ensemble de l’économie mondiale avait souffert pendant la crise[3]. Or les médias dans leur ensemble, dont on connaît le niveau d’expertise en économie, ont présenté des chiffres en valeur absolue et on crié au loup, brisant ainsi le minimum de crédibilité que

  Source: lagauchematuer.fr  

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