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Contre la désertification des campagnes, les Français réclament un plan de lutte
Le rat des villes va devoir trouver des reliefs d’ortolans pour les rats de campagne
Plus de six personnes sur dix estiment que les pouvoirs publics doivent concentrer leur action sur « la France des ­campagnes, » confirme une étude de l’IFOP.
« Président des villes », Emmanuel Macron va devoir condescendre à abaisser son regard sur la ruralité. Pour 62 %, les pouvoirs publics doivent concentrer leur action sur « la France des campagnes ». Et 36% la placent d’ailleurs en première position des territoires à soutenir. C’est ce que révèle un sondage IFOP pour le groupe Union centriste au Sénat (qui fait ses moins mauvais scores dans la France profonde), réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 personnes.
Plus noveau, en revanche, le peu d’intérêt porté aux banlieues. L’abandon du plan Borloo ne semble nullement préoccupé la majorité des Français :  elles n’arrivent que troisièmes (40 %) dans la hiérarchie des territoires qui ont le plus besoin d’attention, derrière les petites et moyennes villes de province (46 %).
« Il y a sûrement une sorte de saturation vis-à-vis du discours sur les banlieues, décrypte Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP qui met en cause les déclarations, plutôt que les subventions déversées en pure perte. On a beaucoup investi et on a le sentiment que la situation ne s’améliore pas, alors que dans les campagnes elle se dégrade. »
« Les habitants des communes rurales sont plus préoccupés par le fait d’avoir un emploi près de chez eux ou une école pour scolariser leurs enfants, »  souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop
Par ailleurs, pour 72 % des Français cette « défense des territoires » passe par le maintien des services de proximité, tels que les écoles, les bureaux de postes ou les cabinets médicaux. Un chiffre qui confirme la volonté d’une action en faveur des zones rurales.
En 2015, par exemple, Hollande avaient fait fermer quelque 400 centres de finances publiques en l’espace de six ans, affectant en premier lieu les petites communes. A ce propos, la presse parisienne passe sous silence la perversité du processus qui a organisé les fermetures par éloignement progressif.
Le « soutien du développement économique et la création d’emploi » figurent à 58 %  parmi

  Source: lagauchematuer.fr  

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