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Une tribune de Serge Federbusch pour Boulevard Voltaire !
Anne Hidalgo ne cesse d’améliorer son record d’hypocrisie politicienne sur la question des clandestins qui s’agglutinent à Paris.
Elle a actionné depuis des années la pompe aspirante en multipliant les déclarations sirupeuses et larmoyantes et en incitant ces migrants, principalement mus par des considérations économiques, à s’installer dans un centre d’hébergement en forme de grosse bulle qu’elle ouvrait porte de la Chapelle.
Mais la coupe était pleine et la bulle, en piteux état, a éclaté. Les communes de banlieue à qui elle renvoyait discrètement les clandestins une fois les caméras parties n’en peuvent plus. Les migrants s’agglutinent donc désormais autour des canaux, près du Périphérique et dans les squares du Nord parisien.
Hidalgo fait semblant de n’être en rien responsable et n’a plus de solution à proposer. Elle fait son show devant les caméras et stigmatise l’Etat ainsi que les affreux « populistes ». Sa dernière trouvaille : une lettre ouverte à Edouard Philippe.
Mais les Phillipards modernes n’y peuvent plus grand chose, si tant est que la tentation macronienne ne soit de laisser Hidalgo croupir dans la mouise qu’elle a suscitée.
Hidalgo a d’abord appelé en avril dernier l’État à « mettre à l’abri », selon son vocabulaire pseudo-compassionnel, plus de 2.000 migrants installés sur des campements «indignes» de la capitale, promettant de se rendre chaque vendredi porte de la Villette pour garder «visible» une situation «inacceptable».
«On voit réapparaître des campements dans Paris, avec 1.500 personnes porte de la Villette, 800 sur le canal Saint Martin…» dans le nord-est de Paris, a-t-elle fait semblant de déplorer dans un entretien à l’AFP, quelques jours après la fermeture du «centre de premier accueil» qui servait de «sas» aux migrants depuis novembre 2016.
Et elle a, au passage, remis une couche de défaitisme migratoire en déclarant : « On peut toujours porter un message de fermeté, dire « on va renvoyer tous les dublinés ». Mais ce message n’est pas réaliste. Ça ne se passe pas du tout comme ça».
Bref, il faudrait selon elle continuer de subir et chouiner pour que l’Etat dépense ensuite des dizaines de millions en structures

  Source: lagauchematuer.fr  

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