Extrait de l’Édition du 23 avril 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

15 avril. Dans un silence assourdissant, l’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen, dans l’enquête sur le rachat désastreux du canadien Uramin, par la société française, en 2007. Les faits qui lui sont reprochés, et qu’il conteste, sont les suivants : « corruption d’agent public étranger », « corruption privée » et « abus de confiance » en Namibie. Ce n’est que l’énième épisode d’un thriller qui dure depuis 12 ans, où scandale financier, corruption politique et barbouzerie rythment les actualités françaises, canadiennes, finlandaises, israéliennes et africaines.   Créée en 2006, Areva, multinationale française du secteur de l’énergie, œuvrant principalement dans les métiers du nucléaire, est déjà au cœur d’un scandale dès 2007… Areva rachète pour 2,5 milliards de dollars une société minière canadienne, basée aux Îles Vierges britanniques, Uramin, qui exploite des mines… inexploitables en Namibie, Centrafrique et Afrique du Sud. Bien évidemment, quand le scandale éclate, la Cour des Comptes émet un rapport, un signalement est fait au procureur et une enquête de la brigade financière est ouverte. Avec les commissions versées aux différents intermédiaires, évaporés dans la nature, l’opération atteint 3 milliards d’euros. Opération montée par Anne Lauvergeon, l’ancienne sherpa de Mitterrand, proche des socialistes et de François Hollande, au point d’avoir failli entrer dans le gouvernement Valls. Rien qu’en 2011, elle touche plus de 2 millions d’euros d’indemnités pour l’ensemble de son œuvre à la tête d’Areva qu’elle quitte, virée par Sarkozy. De mauvaises langues au sein de la société affirment qu’elle a fait plus de mal à la tête d’Areva, que tous les écologistes réunis.   Areva, c’est aussi l’EPR (European Pressurized Reactor). La Rolls-Royce des centrales nucléaires, selon l’entreprise. Le coût initial d’un EPR était de 3 milliards d’euros. Sur le papier. La Finlande se laisse avoir et en commande un, livrable pour 2001. Au final, cet EPR sera au mieux livré en 2018 et aura coûté 8.5 milliards d’euros, avec des pénalités de retard arrêtés en mars dernier à 450 millions d’euros. Un échec qui a fait réfléchir tout le monde. Sauf la France.

  Source: parti-de-la-france.fr  

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