Benoît Hamon, candidat à l’élection présidentielle, s’est rendu au salon international de l’agriculture jeudi 2 mars 2017.
La crise agricole qui nous touche aujourd’hui est sans précédent. La concurrence mondiale sur les prix des matières premières, la course au toujours moins cher dans la distribution, les pressions sur les prix de l’industrie alimentaire font que de plus en plus d’agriculteurs n’arrivent plus à s’en sortir.
Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir changer de modèle de production. Il est urgent d’agir afin de redonner de la valeur à la production agricole française en permettant une transition vers une agriculture biologique et de qualité.

Benoît Hamon propose donc 11 mesures concrètes pour, d’une part, protéger l’agriculture française le temps qu’elle se transforme et, d’autre part, encourager les initiatives déjà à l’œuvre qui participent de la transition agricole:
– Des mesures pour protéger l’agriculture française le temps qu’elle se transforme, pour qu’elle ne subisse pas la volatilité des prix, le dumping agricole, les pratiques commerciales déloyales. Benoît Hamon veut redonner de la valeur à l’amont agricole car manger sainement nécessite de mieux rémunérer nos agriculteurs et éleveurs.
Négocier à Bruxelles l’exclusion des filières agricoles françaises sensibles des négociations commerciales en cours, notamment dans le domaine de la viande à bas coûts (Accords de libre-échange UE-Mercosur, UE-Mexique, UE-Viet Nam).
Renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire face à la grande distribution. Il modifiera la loi de modernisation agricole de 2010 afin de rendre les contrats entre producteurs et acheteurs plus équilibrés. L’objectif étant de poursuivre cette action au niveau de l’UE en proposant une législation européenne permettant de s’attaquer aux pratiques commerciales déloyales.
Lutter contre la volatilité des prix et stabiliser les revenus des agriculteurs. Les objectifs à long terme de la PAC doivent être revus : nous ne disposons plus aujourd’hui des moyens adéquats pour juguler de fortes chutes des prix. Il faut réinstaurer ces mécanismes de régulation des marchés et créer des instruments de gestion des risques afin de lutter contre la très grande volatilité des prix.
Prendre mieux en compte la pénibilité du métier d’agriculteur. Il faut améliorer la situation des agriculteurs, des salariés

  Source: benoithamon2017.fr  

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