Les femmes des forces de l’ordre en colère manifesteront samedi partout en France contre la violence qui se banalise envers ceux qui portent l’uniforme. Elles dénoncent aussi et surtout les conditions de travail de leur conjoint, chaque jour plus difficiles.

 Le groupe récolte des témoignages sur sa page Facebook, met en place des pétitions en ligne, envoie des courriers aux ministères et soutient les hommes au quotidien. Photo Ludovic LAUDE Photo HD   Elle sera ce samedi à Lyon pour manifester. D’autres seront à Pau, à Angers, à Nice, à Lille, à Toulouse, à Strasbourg, à Rennes, à Bayonne ou à Bordeaux. La déléguée départementale du collectif Femmes des forces de l’ordre en colère défilera sous le mot d’ordre après les événements de Champigny : « Nous ne pouvons plus laisser passer de telles démonstrations de haine ! » Comment est né le collectif ? Femmes des forces de l’ordre est né il y a un an. Mais il y a toujours eu des groupes de femmes. Un jour cependant, nous sommes toutes tombées d’accord pour dire « stop » à ce qui se passait. Une femme de CRS a décidé de créer un compte Facebook et des groupes se sont créés dans les régions. Femmes de policiers, femme de policiers municipaux, femmes de gendarmes, femmes de CRS, femmes de pompiers et femmes de tous ceux qui portent un uniforme étaient prêtes pour dénoncer. Dénoncer quoi ? Tout d’abord dénoncer les conditions de travail de nos hommes. Les gens ne savent pas ou n’ont pas envie de savoir, mais après les photos de commissariats prises par le mouvement des policiers en colère, on ne peut plus se voiler la face. Les conditions de travail sont exécrables. Mon mari porte le même gilet pare-balles depuis dix ans et pourtant on lui a tiré dessus à deux reprises. Nous voulons aussi dénoncer les violences subies sur le terrain ; le caillassage de sapeurs-pompiers en intervention s’est banalisé. Il n’y a plus aucun respect pour l’uniforme. Et ce, dans un contexte où il n’y a plus aucune reconnaissance dans les hiérarchies. Aux forces de l’ordre de la base qui s’interrogent,

  Source: parti-de-la-france.fr  

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