Cédric Herrou a été condamné ce mardi en appel à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants. Pour Gaël Nofri, élu municipal de Nice, cette condamnation qui demeure symbolique est surtout une publicité pour les actions contestables d’activistes qui remettent en question l’idée même de frontière.

Le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque l’affaire Herrou c’est tristesse. Tristesse d’abord, parce que derrière tout cela il y a, quoique l’on veuille bien en penser, de la misère humaine et que la misère humaine est toujours triste. Tristesse ensuite, parce qu’il y a souvent aussi beaucoup de bêtise dans les propos les plus simplistes tenus, à l’emporte-pièce, par les plus radicaux des deux camps qui s’affrontent, et que la bêtise humaine aussi est triste. Tristesse enfin, par ce que cette affaire nous dit beaucoup de la crise qui traverse l’Etat en France aujourd’hui, de sa remise en cause et des doutes qui accompagnent son action. Or pour tout observateur de la vie politique française, cette misère de l’Etat est une incontestable source de tristesse, mais aussi de préoccupation quant à l’avenir. Depuis des mois les arrestations et les gardes à vue succèdent aux libérations selon un schéma désormais assez bien rodé, qui n’a d’autre bénéficiaire que la publicité rendue à sa cause. La condamnation de Cédric Herrou à une nouvelle peine, plus sévère, est certes un bon signe, mais, s’agissant de prison avec sursis, elle ne réglera en rien le problème qu’a fini par incarner l’agriculteur azuréen: l’Etat va continuer son jeu du chat et de la souris. Celui-ci ne cache pas en effet son intention de réitérer ses actes, de «mieux s’organiser pour mieux agir» et ses appels à la désobéissance sont constants. Avec une certaine lucidité il déclare lui-même «Ils n’ont qu’à me mettre directement en prison». Depuis des mois en effet les arrestations et les gardes à vue succèdent aux libérations et aux violations de la loi selon un schéma désormais assez bien rodé, qui n’a d’autre bénéficiaire que la publicité rendue à sa cause. Car le combat

  Source: parti-de-la-france.fr  

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