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Non publication de pamphlets de Céline, Charlie en danger du fait de son budget sécurité, polémique sur la tribune pour « la liberté d’opportuner », censure d’Internet au nom de la lutte contre les fausses nouvelles, demande d’interdiction de RT : malheureusement, beaucoup de choses indiquent que la liberté d’expression est menacée en France, aussi insidieuse soit cette évolution.
De « l’ouverture » à Orwell
Quelle drôle d’époque nous vivons ! Bien sûr, tout n’est pas lié, mais il faut tout de même reconnaître que les pseudos défenseurs de l’ouverture sont quand même souvent prompts à mettre en place des restrictions à la liberté d’expression. Déjà, les règles du temps de parole des élections présidentielles ont été réformées par les deux précédents présidents avec le même résultat : réduire le temps de parole des petits candidats, c’est-à-dire, généralement, de ceux qui portent une voix différente de celle des grands partis. 2017 restera aussi l’année du sinistre Décodex du Monde, érigé en juge de la véracité des autres sites, ou de l’éviction de Jacques Sapir de son propre blog, qu’il tenait depuis des années.
En un seul mois, le temps s’est malheureusement accéléré. Le lancement de Russia Today a provoqué une réaction hystérique de certains média, appelant carrément à sa censure, démontrant encore une fois que ceux qui se disent ouverts sont parfois les plus fermés. Ensuite, Emmanuel Macron a annoncé des mesures pour censurer les sites qui diffusent les « fausses nouvelles », d’une manière qui inquiète au-delà de nos frontières, comme l’a rapporté Aude Lancelin sur les réseaux sociaux, qui avait également pointé un article sur le fait que Google pénaliserait les sites dits alternatifs. Gallimard a fini par renoncer à publier des pamphlets de Céline. Et comment ne pas s’inquiéter du sort de Charlie, toujours critiqué et menacé à tort, et dont l’existence est menacée par son budget sécurité…
La récente polémique sur la tribune de cent femmes dans le Monde « défendant une liberté d’importuner », après les excès de #balancetonporc, prend un relief particulier. D’abord, il faut rappeler ce qu’elles disent: « le viol est un crime (…) à la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes (…) elle était nécessaire », tant la critique

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer