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Moins il a de prise sur les réalités, plus le pouvoir cherche à manipuler les apparences et, au sens plein de l’expression, à jouer sur les mots. Ses frontières sont des passoires, sa dette hors de contrôle, ses lois aussi contraignantes que contournées, sa monnaie de singe, le communautarisme menace le lien social: c’est donc le moment pour l’État de se focaliser sur quelques substantifs de notre constitution, soudain déclarés suspects. Après le politiquement correct, voici venu le temps du constitutionnellement correct.
Ainsi du mot race. Les scientifiques l’ont majoritairement mis en doute. Une même espèce peut comprendre plusieurs races, apprenait-on autrefois en cours de sciences naturelles. Mais désormais il faut que, dans l’espèce humaine, aucune différence de cette nature soit admise. Du moins celles qui ne méritent pas qu’on rajoute une nouvelle lettre à LGBTQIAPK+ Il est autant de couleurs que d’hommes.
Voilà donc que, dans le prolongement de cet opprobre académique, les races sont désormais menacées d’escamotage constitutionnel par un vote des député.e.s (pardonnez-moi si j’oublie un point ou un «e»). Le mot «race» doit être retiré de l’article prévoyant que la République «assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.»
Comment vanter les vertus du métissage, valeur suprême de la société indifférenciée, si les races n’existent plus ?
Seule la volonté de lutter contre le racisme justifiait qu’on évoque l’existence des races au lendemain de la seconde guerre mondiale, nous expliquent doctement les promoteurs de cette mesure. En supprimant le concept, ils espèrent sans doute évacuer le problème. Nous qui pensions que le malheur des hommes venait surtout de l’idée de hiérarchie entre les races.
Au même moment, sans craindre de sombrer dans la contradiction, ces mêmes députés veulent insérer «de sexe» après le mot «distinction» dans ce fameux article 1er de la Constitution.
«Si on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qu’est l’égalité femmes-hommes, l’idée de dire que l’égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un rajout utile», a estimé Richard Ferrand, marcheur parlementaire en chef.
Tout ceci est

  Source: lagauchematuer.fr  

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