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Pour la première fois dans ma vie de militant je souhaite voir ces élections se terminer au plus vite. Mais nous avouerons que c’est la première fois que des élections présidentielles ressemblent autant à un spectacle comique. Un vaudeville malsain et malheureux dont la France sera la première victime lorsque l’acte final se terminera.
Nous pensions à tort que le quinquennat qui s’achève aurait détruit le Parti Socialiste. Nous ne pouvions imaginer que c’est toute la classe politique qui serait à terre.
A terre elle l’est. Et tel un homme blessé cherchant à sauver sa peau à n’importe quel prix, notre élite politique se voue à n’importe quel saint. Pourvu qu’il remporte ces élections.
La semaine passée nous apprenions avec stupeur qu’Alain Madelin, chantre du libéralisme en France depuis des décennies rejoint Emmanuel Macron. Puis ce fut au tour de Valls. Qui le lendemain expliquait que, toutefois, si Fillon devenait président il serait prêt à travailler avec lui. Dans la foulée, Fillon acceptait la proposition de Valls. Voilà donc que deux anciens premiers ministres ayant une conception différente de l’état et de la France annonçaient leur envie de travailler main dans la main.
En milieu de semaine, un autre premier ministre, Bernard Cazeneuve, déclarait que si Marine Le Pen devenait présidente il se maintiendrait premier ministre jusqu’aux législatives. Nous apprenions alors stupéfait, grâce au Figaro et à l’Express, qu’un premier ministre peut ne pas démissionner et que seule l’Assemblée Nationale peut le contraindre à partir. Ainsi, si l’assemblée restait majoritairement de gauche Cazeneuve pourrait se maintenir.
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Vendredi, par Sud-Ouest et Rue 89, nous apprenions que la conseillère d’Alain Juppé, Brigitte Collet allait voter Macron. Et plus encore, cette juppéiste historique, rejoint le Mouvement En Marche.
Et ce samedi matin, à moins qu’il ne s’agisse d’une blague pour le moins crédible, nous apprenons que Christian Estrosi a rencontré Emmanuel Macron.
Comme un seul homme, notre classe politique tente tout pour sa survie. Nombreux sont ceux qui rejoignent le successeur tout désigné de François Hollande. D’autres, tel Manuel Valls, jouent sur deux tableaux afin de s’assurer une place. Les derniers

  Source: lagauchematuer.fr  

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