Extrait de l’Édition du 21 janvier 2019 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

« Les études (…) ont du mal à faire émerger des conclusions claires, en particulier sur l’emploi et les salaires ». C’est ce qu’indiquait en mars 2017 France Stratégie, l’organisme chargé de coordonner le comité d’évaluation du CICE, le fameux crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, et cela, cinq ans après sa mise en place, en 2013. Quand un organisme de contrôle veut vous dit, 5 ans après, que les 100 milliards d’argent public dépensés dans un bidule n’ont servi à rien, il vous dira pudiquement « nous avons du mal à faire émerger des conclusions claires ». Les 100 milliards d’euros n’ont pas créé un emploi, ils n’ont pas augmenté non plus les salaires d’un euro.   Le CICE est entré en vigueur le 1er janvier 2013 dans le cadre du « pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi ». C’est un certain Emmanuel Macron, qui en a soufflé l’idée à François Hollande quand il était encore secrétaire général adjoint de l’Élysée… 20 milliards par an. Les finalités de ce pactole ? Restaurer la compétitivité des entreprises françaises face à leurs concurrentes étrangères et leur permettre d’embaucher, d’investir, d’exporter davantage et de reconstituer leur trésorerie. C’est beau et c’est creux comme du Macron. Pourtant, cinq ans après la mise en œuvre du CICE, le bilan est poussif côté résultats, mais affolant en revanche au regard des sommes distribuées, dont le montant se chiffre en centaines de milliards d’euros.   Pour le comprendre, il faut revenir sur son mécanisme. Destiné à toutes les entreprises dès lors qu’elles emploient des salariés, le CICE prend la forme d’une réduction d’impôts, calculée sur le montant des salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Mais celle-ci ne sera déduite que l’année suivante. En cas d’excédent fiscal, l’entreprise peut reporter le montant du crédit d’impôt sur plusieurs années. Si l’excédent persiste, elle recevra un chèque au bout de trois ans. On comprend donc aisément que les sommes concernées augmentent chaque année depuis 2013. D’autant que le taux du CICE qui était de 4 % en 2013, a été porté à

  Source: parti-de-la-france.fr  

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