Partager sur Facebook
Twitter
Google +
La France n’est pas à la hauteur ? La solidarité d’un grand pays à l’égard de ses ressortissants, victimes d’une catastrophe, se doit d’être exemplaire. Elle ne l’a pas été. Les informations et les images qui viennent de Saint Martin sont déroutantes. Nous savions qu’un cyclone d’une ampleur et d’une intensité rares allait frapper les îles de Saint-Barthélémy et de Saint Martin avec une violence extrême. L’ensemble des Antilles allait être touché sur sa façade nord-ouest avant que l’ouragan ne poursuive sa route dévastatrice vers la Floride. Ces phénomènes météorologiques sont récurrents et habituels en cette saison. Simplement, « Irma » était annoncée comme exceptionnelle. Il n’y a donc pas eu de surprise, mais l’on s’est contenté des recommandations d’usage et des théories des climatologues pour expliquer le rapport entre l’apparente montée en puissance de ces catastrophes météorologiques et la grande peur médiatique du réchauffement climatique. Sauf qu’ici, au lieu de disserter sur les angoisses théoriques à long terme, qui ne font d’ailleurs pas l’unanimité, il était plus pertinent de prendre toutes les mesures d’urgence pour parer ou au moins limiter le danger immédiat. Il fait certes mieux vivre à Saint-Martin qu’en Haïti. L’ancienne colonie devenue collectivité territoriale bénéficie d’avantages qu’envient les habitants de la première possession française à s’être rendue indépendante, au point qu’un certain nombre d’Haïtiens y ont émigré. Pour autant, il paraît aujourd’hui évident que l’Etat a été défaillant, et que le désordre qui règne après le passage ravageur du cataclysme a révélé un niveau d’insécurité et un état de la population qu’on ne soupçonnait guère auparavant.

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer