CONNEXION. La lettre argumentaire PDF, rédigée par Jean-François Touzé et Franck Timmermans

Dans la bataille des mots et de la communication, je rappelais récemment combien notre Camp politique avait remporté de grandes victoires, notamment en s’appropriant le terme « d’immigration » ce qui équivalait par rebond à monopoliser tous les débats sur le sujet. Le Système a toutefois imaginé une parade, celle consistant à riposter en imposant sur le marché médiatique le terme de « Migrants ». Le mot présente des avantages bien qu’il comporte la même racine qu’immigration : « Migrant » est plus évocateur, l’imaginaire nous conduit d’abord vers des espèces animales, par définition menacées, qui quittent précipitamment leurs contrées d’origine à cause des méfaits de méchants humains ; car « Migrants » évoque évidemment les mêmes multitudes que « migrateurs » et donc que « migrations », et est dépourvu de la connotation péjorative ou suspecte que contient « l’immigration » sujette à des polémiques insoutenables !!! Du coup, « Migrants » incarne aussi des hordes vulnérables et malheureuses, innocentes victimes des aléas climatiques, politiques, économiques ou religieux. La « migration » porte en elle une symbolique forte, d’abord celle d’un droit naturel et vital que de nombreuses et sympathiques espèces animales usent depuis des temps immémoriaux pour se déplacer au fil des saisons par terre, par mer ou par les airs ; ensuite du droit dérivé de ces derniers à vaquer ainsi pour les humains « où ils devraient partout être libres d’aller sur cette planète », comme le martèle la Gauche, faisant fi des frontières, des reliefs, des pays et des libertés citoyennes d’autrui. Nous sommes là dans le délire de l’utopie révolutionnaire et internationaliste. Et la dernière symbolique y puise bien évidemment tous les exodes, toutes les expatriations, les persécutions et les transferts de populations. Là, l’imaginaire est vite saturé mais le public est immanquablement culpabilisé, et c’est bien là le seul résultat qui compte pour nos media ! Revenons maintenant aux définitions. « Migrant », juste après « migraine », n’apparaît pas dans le Littré : seul existe « Migrateur, qui émigre. », sans qu’animaux et humains

  Source: parti-de-la-france.fr  

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