Extrait de l’Édition du 9 avril 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Qui peut encore croire que les grèves, pardon, les prises d’otages des usagers pour être plus précise, qui désorganisent l’ensemble de l’économie française en paralysant le trafic SNCF, soient menées pour défendre le service public du transport ferroviaire ?… Ce n’est ni la priorité du Gouvernement, ni les motivations premières des syndicats.   Il faut réformer la SNCF. Depuis sa création en 1938, la Société nationale des chemins de fer français a pris le mauvais aiguillage. Hypertrophié, mal géré, surendetté, le mammouth ferroviaire ne doit sa survie qu’à la générosité du contribuable et à l’absence de concurrence. Le seul moment où la SNCF est à l’heure, c’est lorsqu’il s’agit d’annoncer une hausse de ses tarifs. Ceux-ci ont encore augmenté de 2,6 % au début de l’année pour une qualité de service qui ne cesse de baisser. Les prix des billets « grandes lignes » ont progressé de 37 % en 10 ans, soit à un rythme deux fois supérieur à celui de l’inflation. La Libération a fini de l’achever, en sacralisant les cheminots, héros de la bataille du rail et résistants contre l’occupant nazi et le Parti communiste fait main basse, avec l’aide de De Gaulle, sur l’énergie, les mines et les transports. La SNCF cesse alors d’être un service public pour devenir la caisse noire des bataillons de syndicalistes de la CGT. Il y a aujourd’hui plus de 9 000 représentants syndicaux à la SNCF… pour 140 000 salariés.   La SNCF, c’est une dette colossale. Un monstre qui grossit quasi mécaniquement d’environ 2 à 3 milliards d’euros par an. Parmi les “dettes cachées” de l’État français, celle de la SNCF fait figure de gigantesque bombe à retardement. Depuis la fin des années 90, elle est passée d’un peu moins de 30 milliards d’euros à plus de 50 milliards, dont 42,2 milliards logés dans SNCF Réseau (anciennement RFF). Soit l’équivalent de 2,5 points de PIB français. Mais il manque quand même 1 milliard par an, pour juste tenter d’enrayer le vieillissement du réseau. Les comptes de la SNCF sont (presque) aussi

  Source: parti-de-la-france.fr  

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