Partager sur Facebook
Twitter
Google +

Jean d’O et Johnny nous ont quittés.
L’émotion est retombée et il reste dans le coeur chacun d’entre nous des images, des textes, des chansons et des souvenirs de ce qu’ils ont représentés pour nous.
Mise à part, les réactions déplacées de Mélenchon et de ses sbires de la France insoumise, une certaine unanimité positive s’est dégagée dans le pays.
Pour clore cette période de deuil, je vous propose un article écrit par un académicien, Marc Lambron, et paru dans le Figaro Magazine. J’ai illustré cet article par les impressionnantes photos publiées dans le magazine :
Au-delà de la mort de Jean d’Ormesson et de Johnny Hallyday, l’académicien Marc Lambron s ‘interroge sur la disparition d’une génération forte, qui était encore capable de façonner ses propres légendes.
Deux hommages viennent de se succéder, suivis par une nation entière, solennisés à chaque fois par un discours du président de la République. Célébrations funéraires à l’antique dans un univers de selfies et de comptes Facebook ? Pas seulement. Ce qui est en cause avec la disparition de Jean d’Ormesson et de Johnny Hallyday, c’est peut- être la capacité d’une nation à façonner ses propres légendes. Une génération forte, cristallisant des récits collectifs, est en train de dis paraître. En quelques mois, plusieurs mythes français, au sens que Roland Barthes donnait à ce mot, ont quitté cette vie. Simone Veil, Jeanne Moreau, Jean d’Ormesson, Johnny Hallyday. Quand les tuiles tombent du toit, on est exposé au ciel. Qui reste-t-il ? Pour faire court, retenons Charles Aznavour, Delon et Belmondo, et, plus jeunes, Deneuve et Depardieu. Est- ce une question de stature ? Le moule est – il perdu ? Pas sûr, aucune raison de désespérer par principe. Mais, dans une époque de démythification, de déconstruction, de dérision, des personnages tels que Jean d’O et Johnny H – faudrait-il aller jusqu’à inventer le nom-valise de Johnny d’Ormesson ? – avaient en commun de maintenir une certaine sacralité de la littérature ou de la musique.
Est-il si artificiel de les rapprocher ? Cela peut se justifier. Les yeux bleus, le charme ravageur, deux prénoms commençant par un J, une certaine exigence martiale derrière la désinvolture des écarts, l’extraordinaire longévité artistique, l’appropriation familière par plusieurs générations, les croisements singuliers entre deux milieux apparemment éloignés. Johnny Hallyday sollicita la plume des écrivains, de Louis Aragon à Marguerite Duras, de

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer