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La loi anti fausses informations passe devant le Sénat
Ce jeudi les députés vont débuter l’examen de deux propositions de loi visant à contrer la “manipulation de l’information”. Regroupés sous le nom de loi anti fake news par nos journalistes et hommes politiques toujours aussi friands d’anglicismes, ils découlent d’une volonté d’Emmanuel Macron annoncée depuis début 2018.
Que contiennent donc ces deux textes de loi ?
Dans les faits, ils s’axent autour de trois points, qui ne pourraient pour l’instant n’être utilisables qu’en période électorale. Le premier, obligeant les médias à être transparents sur les contenus publicitaires qu’ils diffusent, leur origine et leur coût, n’a pas tant soulevé de débat. Le deuxième, qui donnerait la possibilité à un juge des référés d’ordonner sous 48 heures l’arrêt de la diffusion d’une information qu’il estimerait être fausse et répandue “de mauvaise foi, de manière automatique et massive” est déjà beaucoup plus discuté. Il en est de même du troisième point, qui offre au CSA le pouvoir de sanctionner une chaîne étrangère ou sous l’intérêt d’un état étranger qui porterait atteinte aux intérêts de la Nation.
Les débats autour de ces projets de loi s’annoncent agités ?
De nombreuses voix provenant de tous les partis principaux à l’exception évidemment de la république en marche s’élèvent en effet pour dénoncer ces mesures orwelliennes.
Les détracteurs arguent qu’il s’agit là d’une tentative de contrôler l’information alors qu’il existe déjà des outils légaux pouvant permettre de lutter contre des fausses informations, en offrant moins la possibilité d’en abuser.
Le ciblage contre les médias étrangers inquiète également, ayant en effet toutes les apparences d’une “censure contre tout média étranger qui voudrait offrir un autre point de vue que celui de la communication de l’Elysée” comme rapporté par la présidente de RT France.
Cette loi a été annoncée par M. Macron avec des cibles précises
En effet, et cela car dès sa campagne présidentielle le groupe En Marche s’est fait un devoir de s’élever contre deux médias.
Sputnik et RT seraient coupables à ses yeux de propager des fausses nouvelles. Si aucun exemple concret n’a pu être relevé à charge de ces médias,

  Source: lagauchematuer.fr  

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