Chers Amis,
Le projet de révision constitutionnelle annoncé mercredi rate le coche. Comme le recommandait Montesquieu, il ne faut toucher à la Constitution qu’avec une main tremblante. Cela ne dispense pas d’être ambitieux ! Pour notre pays, l’enjeu n’est pas de voir cochée la case « réforme constitutionnelle » d’un quelconque programme présidentiel. C’est bien l’avenir de notre démocratie qui est en jeu et c’est pour cela qu’il faut être beaucoup plus audacieux.
Je ne peux qu’approuver la baisse du nombre de parlementaires. Elle figure à notre programme depuis six ans ! Mais il aurait fallu aller plus loin en limitant à 400 le nombre de députés et à 200 celui de sénateurs et surtout en supprimant le Conseil économique, social et environnemental, dont l’histoire des 40 dernières années a prouvé la parfaite inutilité. Se limiter à réduire de moitié l’effectif de ses membres témoigne d’un véritable manque de courage de l’exécutif, qui explique aussi son immobilisme sur la réforme de l’Etat.
Le report aux calendes grecques de la limitation dans le temps du nombre de mandats, comme les propositions d’inscrire l’impératif de lutte contre le changement climatique ou la Corse dans la Constitution sont trois autres signes de l’incapacité gouvernementale à s’affranchir des vieilles habitudes. L’importance des deux derniers sujets n’est pas discutable. Mais ils n’ont, pas plus que le principe de précaution, leur place dans la Constitution. Comme l’affirmait  Napoléon, « une constitution doit être courte » et c’est une erreur de céder à des considérations de circonstance.
Plus fondamentalement, il manque au projet gouvernemental la capacité à appréhender les enjeux politiques de la révolution technologique en cours et à poser les fondements de notre démocratie future.
L’aveu par Facebook du pillage des données personnelles de deux milliards d’utilisateurs, les nouvelles révélations sur l’affaire Cambridge Analytica ou le déroulement de la campagne électorale hongroise pour les élections de dimanche montrent les défis auxquels la transformation digitale nous expose. La démission du maire de Sevran est, de son côté, un autre signe de l’immense fatigue à laquelle notre démocratie est confrontée, non seulement chez les électeurs, mais aussi chez les élus. Et l’affaissement de la cote de confiance du président

  Source: la-france-en-marche.fr  

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