Partager sur Facebook
Twitter
Google +
Un candidat proclame : « je vous aime ». Un autre se met en scène en super héros dans un jeu vidéo et diffuse son image transfigurée sur les murs des villes. Un autre encore : » les Français me connaissent peu ou mal. J’ai voulu pour cette élection que vous puissiez me connaître telle que je suis vraiment ».
Cette campagne marque l’apothéose de la personnalisation du pouvoir. Les Français ne sont pas appelés à choisir une politique, lors de l’élection présidentielle, mais une personne à aimer, un ami, un père ou une mère. Au fond, cette tendance marque un retour à des pulsions primitives : la France se choisirait avant tout une idole, un maître, un chef de meute. Elle porte une vague et malsaine connotation totalitaire : le peuple est censé aimer son « petit père », son duce, ou son grand timonier. Cette personnalisation à outrance du pouvoir signe clairement le triomphe de la bêtise, de l’inculture historique, et la mort du politique au sens noble du terme : le gouvernement de la cité. Vendre au « peuple » une image personnelle à sublimer, plutôt qu’un défi à relever n’est-il pas l’apothéose de la manipulation et de la propagande ?

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer