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Le Président français Emmanuel Macron est la nouvelle tête d’affiche du « progressisme ».
Accueilli comme la réponse à la marée populiste de l’Europe, Macron n’a jamais eu beaucoup d’appui populaire pour commencer. Au premier tour de l’élection présidentielle d’avril, lorsque le vote a été divisé entre quatre prétendants principaux, il a remporté un peu moins de 24%. (En comparaison, François Hollande avait reçu 28% des suffrages au premier tour en 2012, et Nicolas Sarkozy avait obtenu 31% en 2007.) M. Macron a remporté le deuxième tour parce qu’il était le candidat le moins mauvais du lot- son concurrent était Marine Le Pen, le chef du parti populiste nationaliste d’extrême droite.
« Tout son projet politique a été trop centré sur non pas un projet politique mais une personnalité : lui »
Le calcul électoral n’explique pas tout. La popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental: le macronisme. Tout son projet politique a été trop centré sur non pas un projet politique mais une personnalité : lui : son charme, sa jeunesse, son dynamisme, sa beauté et ses compétences oratoires.
Cette approche hyper-individualisée a toujours eu le risque qu’une fois son charme tombé, il n’y aura plus rien pour ses sympathisants, ce qui est exactement ce qui se passe.
Depuis son entrée en fonction, M. Macron a dérangé beaucoup de gens en essayant de capturer la grandeur de la présidence. Dans une phrase qui peut lui coller à la peau pour le reste de son mandat, il a dit qu’il voulait rendre la présidence plus «jupitérienne», en se comparant avec le puissant dieu Romain Jupiter, qui gouvernait les cieux. Lorsqu’il a réuni le Sénat et le Parlement au château de Versailles et leur a parlé de ses ambitions pour la présidence, beaucoup en France ont été effrayé des connotations monarchiques.

  Source: lagauchematuer.fr  

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