Un navire de 40 mètres, financé par des militants anti-immigration européens, se dirige vers la Tunisie.

  Le bateau mesure 40 mètres de long et navigue en mer Méditerranée. A bord du C-Star, des militants d’extrême droite. Leur mission : repousser  les embarcations de migrants vers l’Afrique. Passé près de la Libye, samedi 5 août, le navire voguait, dimanche, vers la Tunisie. Des pêcheurs locaux ont déjà assuré qu’ils empêcheraient le navire d’accoster dans le port de Zarzis situé dans le sud du pays. Le groupe Génération identitaire a financé son opération baptisée « Defend Europe  » par une campagne de financement participatif  (crowdfunding) lancée par des militants anti-immigration français, allemands et italiens, puis suspendue par Paypal, après des centaines de plaintes d’internautes. Malgré ça, les « identitaires » sont tout de même parvenus à réunir  76 000 euros. Sur son site Internet, le groupe accuse les organisations non gouvernementales (ONG) de « faire passer  clandestinement des centaines de milliers de migrants illégaux en Europe » et il promet de « faire quelque chose pour s’y opposer ». Forcer  un bateau croisant dans les eaux internationales à gagner  la Libye serait illégal, selon le droit maritime international.  Le contexte :   L’étrange odyssée d’un navire antimigrants Eviter la Grèce  et la Sicile image: http://img.lemde.fr/2017/08/06/0/0/5760/3840/1068/0/60/0/fcd0857_5772637-01-06.jpg Des pêcheurs tunisiens prêts à empêcher le C-Star d’accoster dans un des ports du pays. FATHI NASRI / AFP Samedi, le navire a suivi à la trace Aquarius, un bateau affrété par les ONG françaises SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), au large des côtes libyennes. Le C-Star était resté bloqué une semaine dans le canal de Suez où les autorités égyptiennes l’ont fouillé, à la recherche d’armes. Il a ensuite fait escale à Famagouste, sur l’île de Chypre, où des membres de l’équipage ont été interpellés puis relâchés. Il a quitté Chypre  le 1er août, renonçant à passer par la Grèce et la Sicile sous la pression des autorités de ces pays. Selon l’ONG Hope Not Hate, qui suit le navire à la trace, le bateau a été bloqué Famagouste parce que cinq membres d’équipage, originaires du Sri Lanka, auraient affirmé qu’ils avaient dû payer  pour monter  à bord et étaient en réalité des demandeurs d’asile. Accusés de faux et usage de faux ainsi que de trafic d’êtres humains, les

  Source: parti-de-la-france.fr  

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