Interview Henry de Lesquen, par Grégoire Canlorbe – publié par Institut Coppet le 18 avril 2017
 
Henry de Lesquen est un haut fonctionnaire, homme politique, dirigeant de radio, et essayiste français. Il poursuit de 1974 à 2013 une carrière d’administrateur civil. Président du Club, puis Carrefour de l’Horloge depuis 1985, il a dirigé Radio Courtoisie de 2003 à 2017. Il est par ailleurs conseiller municipal de Versailles de 2001 à 2014. Se réclamant du national-libéralisme, il a toujours été classé « divers droite » dans les scrutins auxquels il a participé. En 2015, il a annoncé vouloir être candidat à l’élection présidentielle de 2017. Après sa démission de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen a annoncé l’écriture d’un manifeste pour promouvoir le national-libéralisme.
Grégoire Canlorbe : La lutte des classes, telle que dépeinte par Karl Marx et Vilfredo Pareto, est un thème de la littérature économique et politique qui ne s’est jamais vraiment démodé. Vous soutenez qu’il existe également une « lutte des races », tout aussi véhémente que le conflit entre le travail et le capital. Pourriez-vous nous en toucher mot ?
Henry de Lesquen : Karl Marx n’est nullement l’inventeur de la théorie de la lutte des classes, qui était énoncée déjà avant lui, peut-être dès Boulainvilliers, par un grand nombre d’essayistes et historiens. Karl Marx a simplement ajouté deux choses à cette théorie : d’une part, que la lutte des classes était le moteur de l’histoire humaine et, d’autre part, qu’elle devait aboutir à la dictature du prolétariat une fois qu’il aurait dépossédé la bourgeoisie. Vilfredo Pareto, qui est l’un des maîtres à penser du Carrefour de l’Horloge, n’a pas nié l’existence de la lutte des classes, qui est une réalité objective, mais il ne lui a pas donné l’importance que lui reconnaissait Karl Marx.
Je ne conteste pas le fait de la lutte des classes – je suis fidèle à l’analyse « logico-expérimentale » qu’en a faite Vilfredo Pareto –, mais je rejette l’analyse de Marx : premièrement, la lutte des classes n’explique pas tout, bien d’autres facteurs interviennent dans l’histoire des hommes ; deuxièmement, il est naturel de vouloir, si l’on croit à l’idéal de la nation, que la lutte des classes

  Source: lesquen2017.com  

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