Extrait de l’Édition du 21 janvier 2019 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

L’Europe de Bruxelles est critiquable à bien des égards. Destructrice des nations, attentatoire à nos libertés, corruptrice de notre civilisation, elle frôle allégrement avec la perversité quand elle se réduit à une machine de propagande LGBTIXYZ et pro-gender. Mais la France n’est pas exempte de reproches, loin de là. Il est parfois facile de coller sur le dos de l’Union européenne nos propres défaillances. Contributrice à hauteur de 22,5 milliards d’euros au Budget européen, la France reçoit en retour 14,5 milliards, notamment au titre de la PAC, la Politique Agricole Commune. Deux fonds gèrent ce financement, le FEAGA (Fonds européen agricole de garantie) et le FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural). Un financement, considéré comme, je cite : « inégalitaire et source d’effets pervers » par la Cour des comptes qui critique violemment la distribution des aides agricoles dans un référé du 10 janvier dernier. La charge est brutale, je cite : « Les dépenses d’aides directes du Feaga en France- 7,8 Md€ par an en moyenne – souffrent d’une insuffisance d’évaluation et de pilotage, leur mode de répartition, facteur de fortes inégalités, est obsolète, tandis que leurs effets sur le revenu des agriculteurs, l’économie des exploitations ou l’environnement sont, au mieux, incertains ». Fermez le ban !   La chambre demande donc, à la veille de l’ouverture des nouvelles négociations de la PAC 2021-2027, à ce que la répartition évolue lors de la nouvelle PAC, ce qui n’est pas à l’ordre du jour. Selon la Cour des comptes, aussi importantes soient-elles, ces aides directes attribuées par le Fonds européen agricole de garantie sont réparties en dépit du bon sens : les plus petites exploitations diversifiées et dont l’empreinte environnementale est faible touchent peu, alors que les grandes exploitations spécialisées en monocultures, dont l’impact sur les ressources et la biodiversité est maximal, raflent la mise. Au point que les petits se paupérisent quand les plus gros s’enrichissent : entre 2000 et 2016, le nombre d’agriculteurs au RSA a été multiplié par 4, oui par 4, pour atteindre 33 300 agriculteurs en 2016. Soit 1

  Source: parti-de-la-france.fr  

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