Des dizaines de personnes ont répondu samedi à l’appel du collectif des «Femmes de militaires en colère» pour défiler à Paris et dénoncer les mauvaises conditions de travail des soldats.

«Quand mon mari est rentré d’une opération extérieure au Mali et qu’il m’a raconté ses conditions de vie, je n’imaginais pas que cela pouvait être aussi dur et précaire. C’est honteux, ils sont logés dans des conditions déplorables, mal nourris…», se désole Marion*, 26 ans, ruban bleu-blanc-rouge autour du poignet. Aujourd’hui, son compagnon est mobilisé, comme 7500 autres soldats, dans l’opération Sentinelle.  Ce samedi, elle a fait le déplacement de Bretagne pour manifester contre les conditions de travail des militaires. Comme elle, des dizaines de personnes sont descendues dans la rue, boulevard des Invalides, à proximité du ministère des Armée, pour répondre à l’appel du mouvement Femmes de militaires en colère. » Les femmes de militaires manifestent leur colère à Paris Ce mouvement, né à la suite de l’annonce de coupes budgétaires de l’armée et de la démission du Général de Villiers, fédère près de 6000 personnes sur Facebook. Parmi elles, Jessica, 32 ans. Elle est venue de l’Aisne pour faire part de son ras-le-bol, alors que son mari, comme tous les militaires, est contraint au devoir de réserve. Sa principale requête: la fin du logiciel Louvois, le dispositif de rémunération des militaires. Trop-perçus à rembourser, soldes non-versées ou avec des mois de retard: ces dysfonctionnements sont pointés depuis des années. «Ce système rend notre quotidien difficile. Il faut sans cesse surveiller les comptes, vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs, et le cas échéant, engager des procédures longues et prenantes», déplore-t-elle. Elle dénonce un quotidien marqué par l’incertitude. «Les rémunérations varient d’un mois sur l’autre, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. C’est difficile de se projeter.» Loetitia, co-fondatrice du mouvement, confirme: «Les familles sont à bout. On reçoit de nombreux témoignages. Elles nous racontent qu’elles ont eu des trop-perçus qu’elles n’arrivent pas à rembourser, que le mari n’a pas reçu sa solde intégrale ce mois-ci. Certains pensent à divorcer car ils n’y arrivent plus.»  «On se retrouve

  Source: parti-de-la-france.fr  

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