Extrait de l’Édition du 4 février 2019 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Il aura fallu que la polémique soit lancée par le vice-président du Conseil italien, Luigi di Maio, du Mouvement 5 étoiles, pour que les Français entendent parler du franc CFA… L’affaire est née le 20 janvier quand Luigi Di Maio a déclaré à propos des migrants, je cite : « À partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux ». Fin de citation   Le Franc CFA… c’est le Franc de la Communauté Financière Africaine qui est le nom de deux monnaies communes héritées de la décolonisation : le franc de la communauté financière en Afrique pour le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, et le franc de la coopération financière en Afrique centrale pour le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad ; 14 pays en tout, pas tous francophones et ni anciennes colonies françaises, parfois protectorat allemand, espagnol ou portugais. Créé par De Gaule, le 25 décembre 1945 avec Soustelle et Pleven, le Franc CFA est un outil de réaffirmation de l’autorité de la métropole sur des zones qui ont échappé à son contrôle lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ce qui pouvait se comprendre au lendemain de la Guerre prend une autre tournure au moment de la décolonisation. Ce franc CFA, imprimé à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, dans le fief de Giscard d’Estaing, ampute les pays qui l’utilisent, de la marque de leur souveraineté. On gardera à l’esprit le parallèle avec l’euro.   L’infantilisme financier et l’irresponsabilité, dans lesquels ils sont encore tenus ont engendré des peuples d’assistés chroniques. Leurs chefs d’États sont devenus des mendiants et des voleurs, pratiquant d’un côté une politique de révérence envers la puissance

  Source: parti-de-la-france.fr  

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