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Dans la nuit de vendredi à samedi, la « coalition », composée des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, a lancé une attaque aérienne contre l’état syrien afin de – je cite — « détruire l’arsenal chimique clandestin du régime ». Macron a déclaré : « Les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute », bien que Donald Trump lui-même ne reconnaisse pas de preuves formelles pour le moment.
Dans une récente entrevue accordée à France 24, l’ancien ambassadeur britannique en Syrie Peter Ford, émet quelques doutes sur les accusations d’utilisation d’armes chimiques à la Ghouta le 9 avril dernier.
Selon lui, d’une part, l’origine des images et des vidéos émane d’organisations pro-islamistes et d’autre part, on ne voit guère quel aurait été l’intérêt du régime de Bachar El-Assad, à deux doigts de la victoire, de recourir à de telles armes. Enfin, en mars dernier, le chef de l’état-major russe avait prévenu qu’une mise en scène en vue d’une fausse attaque chimique se préparait.
Mais l’histoire ne se répète-t-elle pas ?
Effectivement, nous nous retrouvons dans la même situation qu’en 2013. Le massacre chimique du 21 août 2013 perpétré à la Ghouta avait alors failli provoquer une attaque de la coalition contre les forces de Bachar El-Assad. Mais une étude du MIT avait rapidement conclu que ces attaques avaient été lancées à partir d’une zone tenue par les rebelles syriens. D’où la volte-face du président Obama, puis du va-t-en guerre Hollande qui finit par renoncer à l’opération suite au désistement britannique. Et le plus étonnant c’est qu’Hollande regrette aujourd’hui de ne pas avoir attaqué tout seul la Syrie ! Dans son ouvrage « Les leçons du pouvoir » paru chez Stock il se désole de ne pas avoir mis à exécution l’opération « Hermès » destinée à punir le président syrien, et prévue le 1er septembre 2013. Et pourtant la non-implication du régime syrien dans cette attaque de 2013 ne fait plus aucun doute au sein de la communauté internationale.
Et Macron pouvait-il déclencher un acte de guerre sans le consentement du parlement ?
C’est en tout cas la pratique moderne de déclencher des actes de guerre sans déclarer la guerre.

  Source: lagauchematuer.fr  

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