CONNEXION. La lettre argumentaire PDF, rédigée par Jean-François Touzé et Franck Timmermans.

Selon un sondage réalisé par l’IFOP pour Le Journal du dimanche, plus des deux tiers des personnes interrogées (77 %), et 61 % des partisans de La République en marche approuveraient le rétablissement de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Une preuve de plus de la nocivité du référendum d’initiative citoyenne s’il devait être ouvert a tous les sujets, à toutes les pressions des lobbies et à tous les vents de la démagogie, plutôt que réservé, comme le propose le PDF depuis dix ans, aux grandes questions intéressant l’organisation des pouvoirs publics, les traités internationaux ou les sujets de société engageant notre existence nationale ou notre éthique civilisationnelle. Car, n’en déplaise à la CGT et aux organisations marxistes qui ont délibérément introduit cette revendication dans le débat, s’il est vrai que la suppression de l’ISF décidée par Macron dès les premiers jours de son mandat induit un manque à gagner brut immédiat pour l’État (environ 3,2 milliards après soustraction du coût de sa collecte), il n’en reste pas moins un impôt stupide, idéologique, archaïque et contre productif. Stupide par sa faible contribution aux recettes de l’État : 4,5 milliards engrangés (1,4 des recettes fiscales) lors de sa dernière année d’exercice, au prix d’une inquisition fiscale et administrative torquemadesque. Idéologique puisque voulu contre toute rentabilité fiscale et tout bon sens idéologique par la gauche et les organisations communistes qui ne cessèrent – et continuent, on le voit aujourd’hui – de se livrer à la désinformation de l’opinion publique et à un chantage politique permanent sur les gouvernements successifs. Archaïque dans sa spécificité socialiste française puisque notre pays était, au sein de l’Union européenne, le seul, avec l’Espagne, à en conserver le triste privilège, ce qui ne pouvait profiter qu’aux économies de nos partenaires. Contre-productif dans ses effets, entraînant une fuite des capitaux massive, une perte en investissement, un recul de l’emploi et, au final, une perte pour la richesse nationale que l’Institut Montagne chiffrait en 2017 à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Afin de compenser le manque à gagner

  Source: parti-de-la-france.fr  

Voir sur le site du Parti de la France