Son livre “Le Camp des saints”, paru en 1972, semble aujourd’hui prophétique à certains. Pour lui, il n’est pas de migrants, juste un envahissement.

C’est un homme d’un âge avancé, habillé d’une veste cavalier aux épaulettes vertes, qui s’excuse d’avance pour les mots qu’il ne trouvera pas et pour la mémoire qui lui fera parfois défaut. Il émane de lui une certaine anxiété à l’idée de parler du livre de sa vie. Physiquement, il paraît pourtant solide, debout sur ses deux jambes arquées, petite moustache au garde-à-vous. Avant de nous attabler à la table de son salon, où il a posé par coquetterie, telle une sur-nappe, un petit carré de marin, Jean Raspail  tient à nous faire visiter sa bibliothèque qui occupe une pièce de son appartement du 17e arrondissement de Paris. Giono, Modiano, Cau, Camus, Volkoff… Jean Raspail, qui jouit du titre de consul général de Patagonie, collectionne autant les livres – des centaines, sans compter ceux qui sont à la cave – que les bateaux miniatures et les petits soldats de plomb vendéens. Son livre Le Camp des saints vient d’être traduit en allemand – après une réédition (Robert Laffont) en France en 2011 – et rencontre, selon son auteur, « un bon accueil » outre-Rhin. En parlant d’accueil, nous évoquons avec lui la crise des migrants, la crainte et l’espoir qu’ils inspirent auprès de certains, la genèse de son livre, véritable ouvrage « prophétique » pour une partie de l’extrême droite française… Entretien. Suite: www.lepoint.fr  

  Source: parti-de-la-france.fr  

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