Partager sur Facebook
Twitter
Google +

La semaine dernière, dans Le Monde et Le Figaro, ont été publié deux articles fort intelligents où était analysé le départ de jeunes français pour la Syrie. La réflexion portait sur l’avenir incertain de la jeunesse en Europe. C’est fort juste.
Permettez cependant que moi, jeune européen qui vient juste de tourner la page de la vingtaine pour entrer dans celle, plus sûre à maints égards, de la trentaine, réponde à cette jeunesse désœuvrée qui part grossir les rangs de l’Etat Islamique.
Nous sommes nés à la fin de ce violent vingtième siècle ou en ce début du vingt et unième qui s’annonce plus sombre encore.
Nous avons de la chance.
Nous aurions pu naître durant la précaire paix de 1918-1939 et n’avoir pour seul horizon que de mourir fracasser contre les troupes nazies ou de vivre dans le déshonneur le plus total.
Nous aurions pu naître à l’aube du vingtième siècle et voir notre jeunesse fauchée par une balle entre deux tranchées.
Nous aurions pu naître au milieu du dix-neuvième siècle et servir de paillasson à la botte prussienne ou napoléonienne.
Nous aurions pu naître dans la turbulence du dix-neuvième siècle, dans la violence du dixième, dans l’horreur du quatrième, dans le froid du second.
Nous avons eu de la chance. Répétons-le.
Le monde des Hommes n’est pas parfait aujourd’hui mais ne le fut pas non plus hier.
La jeunesse est tumultueuse. Hier comme aujourd’hui. Elle cherche à créer un monde à son image. Quitte à tomber dans le piège de l’ultra-violence. Alors, la rage au ventre on rejoint la Syrie comme autrefois on passait en Allemagne de l’Est. On pose des bombes comme le faisaient nos ainés hier encore. Le meurtre n’était pas excusable hier, il ne l’est pas plus aujourd’hui.
Je ne pardonne pas à cette jeunesse qui fuit sa famille, ses valeurs, sa nation pour aller semer la terreur et le chaos.
Je ne pardonne pas à ceux qui se cachent derrière une prétendue misère, un abandon, la peur.
Je ne pardonne pas à ceux qui utilisent cette fraîche et naïve jeunesse comme chair à canon.
Nos élites nous ont-elles abandonnées ? Oui.
Nos élites sont-elles incompétentes ? Oui.
Mais

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer