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« Beaucoup de gens espèrent le retour de François Hollande » selon Mme Julie Gayet.
Cette phrase fausse illustre un phénomène bien réel: celui de la déconnexion des élites dirigeantes. Le quinquennat de M. Hollande, au-delà de sa seule responsabilité personnelle, coïncide avec l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France depuis la fin  de la guerre d’Algérie: la vague d’attentats terroristes qui a fait 250 morts sur le sol français.
Nombre de ses gestes ou de ses paroles ont suscité une profonde révulsion dans le pays: les « sans dents », les contorsions autour de la « déchéance de nationalité », les promesses sans fin sur le chômage, etc. Avec 13% de cote de confiance en certaines périodes, il fut le président le plus impopulaire de l’histoire.
Au cœur du drame: l’abîme croissant entre la communication et la réalité d’une politique. Bref, le culte de l’illusion. Le peuple ne détient pas forcément la vérité mais il n’est jamais aussi naïf ni aussi crédule que ne le pensent intimement les dirigeants. Et tôt ou tard, le subterfuge est démasqué. Que son successeur reproduise les mêmes attitudes et subisse le même discrédit n’y change rien: nul ne regrette M. Hollande.
Et s’il pense vraiment que « beaucoup de gens l’attendent », il s’enfonce toujours plus loin dans l’absurde, au sens philosophique du terme. Mais d’ailleurs, qui les Français pourraient-ils bien attendre? Ils n’attendent personne et ils ont raison. Ils n’attendent absolument personne (sauf quelques abrutis), mais ils attendent autre chose : sérieux, respect, vérité, intérêt général, vision, démocratie, sens de l’Etat. Or, sans doute la France n’a-t-elle pas encore atteint le fond pour espérer rebondir…

  Source: lagauchematuer.fr  

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