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L’annonce d’une baisse généralisée de 5€ de l’Allocation Personnalisée au Logement (APL) est l’exemple même de la mesure excellente lorsqu’elle est bien expliquée, et cataclysmique lorsqu’elle sort du chapeau sans prévenir. Sur ce coup-là, Édouard Philippe souligne combien son gouvernement d’experts a atteint le degré zéro de la politique.
Avec les APL, le gouvernement jouait sur du velours. Les études n’ont en effet pas manqué ces dernières années pour montrer comment cette allocation était néfaste pour les allocataires eux-mêmes.
Ainsi, l’INSEE, en 2014, avait produit une étude intitulée « L’impact des aides au logement sur le secteur locatif privé ». On y lisait ce texte simple à comprendre et à expliquer :
Les résultats obtenus par cette méthode indiquent que les loyers sont significativement plus élevés dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, suggérant un lien causal entre les aides au logement et le niveau des loyers privés.
Autrement dit, le gouvernement ne manquait pas d’éléments indiscutables pour expliquer que l’APL est une aide aux propriétaires avant d’être une aide aux locataires, et qu’elle favorise la hausse des loyers plutôt qu’elle ne permet de se loger.
Les APL et la mesure proposée par la Cour des Comptes
Au passage, la Cour des Comptes a déterré à nouveau le dossier à l’occasion de son audit sur les comptes publics en proposant une mesure simple: le libre choix des contribuables entre le rattachement de leur enfant au foyer fiscal et la perception de l’APL pour celui-ci. Soit on reçoit une aide au logement, soit on déclare une demi-part. L’équation était, là encore, simple à comprendre et à expliquer.

  Source: lagauchematuer.fr  

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