Extrait de l’Édition du 20 février 2017 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Le rapport de la Cour des Comptes n’épinglait pas seulement le formidable gaspillage de l’éco-taxe. Au sommaire, se trouvait également la gestion coûteuse des hôpitaux de Bastia et d’Ajaccio ; des CRS et des gendarmes mobiles au bord de la saturation ; les prévisions complètement déconnectées du Gouvernement ; les politiques coûteuses des douanes en matière de transport… etc, etc. Et, quasiment passé inaperçue, la formation professionnelle et les risques de fraude qui y sont liés. Et pour cause, que de copains du système y sont mouillés jusqu’au cou, alors que la formation professionnelle se développe en France et représente désormais, un marché de 15 milliards d’euros. Les organismes de formation sont financés par une contribution obligatoire des entreprises — coûts pédagogiques, rémunération des stagiaires, frais de restauration, d’hébergement… —, mais aussi par des subventions de l’État et des subventions des régions, en faveur de la formation professionnelle. En 2014, ces subventions étaient de 1 milliard pour l’État et 413 millions pour les régions. Ces fonds sont gérés par des organismes paritaires : l’OPCA pour les formations du plan de formation de l’entreprise, l’OPACIF pour le congé individuel de formation et le FPSPP pour la mutualisation nationale. Au total, 76 551 prestataires se partagent ce gros gâteau, dont 97 % dans le secteur privé. Et les Sages de la rue Cambon ne sont pas tendres… Ils font 4 reproches à un système très opaque, improductif et fort onéreux.   Tout d’abord, il n’y a pas assez de contrôle. En 2014, les services de l’État ont contrôlé seulement 630 prestataires soit 0,8 % des organismes susceptibles de l’être. Même chose pour les organismes collecteurs et les entreprises concernées (5 % et 0,7 % respectivement contrôlés). Lorsque l’on sait que des fraudes sont démasquées sur 3,3 % de ces contrôles… on peut imaginer sans mal, l’ampleur du phénomène.   Deuxième reproche, les obligations des prestataires de formation sont trop réduites. Un simple bilan pédagogique et financier, envoyé chaque année aux Direccte (les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail, et

  Source: parti-de-la-france.fr  

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