Le fils d’un défunt souhaitait la faire retirer au nom de la laïcité. La justice lui a donné tort.

La croix du cimetière du village de Prinçay (Vienne)  n’est pas contraire à la laïcité. Le tribunal administratif de Poitiers a tranché, jeudi, en faveur de cette commune de 200 habitants. En 2014, Philippe Bonn – dont le père est inhumé dans le cimetière communal – avait saisi cette juridiction au nom du respect de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat. L’objet de son recours : une croix catholique d’une vingtaine de centimètres ornant le portail d’entrée du cimetière. Membre de la Fédération nationale de la libre pensée (FNLP), ce retraité installé à Périgueux (Dordogne) a engagé cette action «en la mémoire de [son] père, déiste et républicain convaincu». «J’ai été attaqué par des fous furieux» En juillet, le Conseil d’Etat, consulté pour avis, a rappelé la loi de 1905 : «Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux.» Les juges poitevins se sont ainsi attachés à déterminer la date d’apparition de cette croix dans un cimetière construit en 1859. Peu importe que cette croix ait été restaurée ou remplacée par la suite, avait précisé le Conseil d’Etat.   Philippe Bonn, qui se défend d’être «christianophobe», se dit «déçu» par ce jugement : «La laïcité est égratignée une fois de plus…» L’affaire, elle, a suscité les passions. «J’ai été attaqué par des fous furieux», souffle-t-il. Philippe Bonn ne sait pas encore s’il fera appel. source : leparisien.fr

  Source: parti-de-la-france.fr  

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