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Il n’a échappé à personne que depuis qu’elle a commencé, cette campagne présidentielle ressemble plus que toutes les précédentes à un immense cirque où personne ne semble vouloir tenir la place à laquelle son parcours et sa position politique le destinent. La présence dans la course d’Emmanuel Macron est l’un des principaux éléments qui expliquent cette apparente anarchie. Puisqu’il donne l’impression, grâce à sa relative fraicheur médiatique, de venir de nulle part, il attire à lui ceux qui n’ont nulle part où aller ; par exemple parce qu’ils sont depuis longtemps disqualifiés du jeu politique ou parce qu’ils y campent des rôles secondaires. Et qu’Emmanuel Macron, porté par les médias, leur semble capable principalement pour cette raison d’offrir une seconde vie à ces momies.
Au catalogue des momies en question, il s’en trouve une qui nous arrive directement de l’ère glaciaire : Robert Hue.
Ancien patron du PCF, le « communiste à tête de nain de jardin » disait Jean-Marie le Pen, Hue, désormais à la tête de son mouvement, le Mouvement des progressistes, s’est fendu sur son site d’un billet surréaliste dans lequel il fait tour à tour le procès et les yeux doux à Emmanuel Macron.
Il est vrai qu’avoir troqué l’étiquette du « communiste » pour celle, plus passe-partout, de « progressiste », permet à l’ancien candidat rouge de voguer avec plus de souplesse et moins de scrupules d’une eau fangeuse de gauche à une autre.
Pour des raisons qu’il explique dans son billet, Robert Hue a décidé subitement que le banquier d’affaires des Rothschild, ami des milliardaires et copieusement aidé par ceux de ces milliardaires qui possèdent des grands médias, pourrait bien faire l’affaire. Notamment, dit-il, parce qu’il s’est engagé dans la voie de « la moralisation de la vie politique », un combat qui sied d’autant plus à Mr. Hue qu’il milite lui aussi pour cette moralisation. Autre élément du discours qui a convaincu Robert Hue de la pertinence du choix Macron : l’engagement de ce dernier en faveur d’une plus grande transparence des comptes publics et sociaux.

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer