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Avec la grève de la SNCF et les mouvements observés à la fois dans les universités et certains services publics, flotte comme une odeur de mai 68. Certes, s’il y a des mouvements sociaux, c’est parce qu’il y a des projets de réforme serait-on tenté d’espérer. Or, les réformes en cours n’ont rien de radical, elles ont juste été amenées avec cette maladresse technocratique qui caractérise la plupart des gouvernements, maladresse due à l’inexpérience et à l’immodestie habituelles de notre classe politique.
Des « change-managers expérimentés », tel est le profil qui devrait peupler le gouvernement à la place de ces indéboulonnables hauts fonctionnaires, tous très diplômés mais à peu près vierges de la moindre pratique du management des hommes. Michel Crozier, sociologue des organisations, ancien juré de l’ENA, militait pour la fermeture de cette école et pestait contre cette fameuse « sélection de l’élite à la française ». Avec les grèves actuelles, grèves déclenchées pour des réformes pourtant superficielles, nous payons au prix fort ce travers typique de la France, ce pays qui, à chaque élection présidentielle ou presque met son avenir entre les mains d’un « haut fonctionnaire » qui lui-même s’entoure de ses semblables pour former son gouvernement. Si la France était une entreprise privée, et que les élections étaient remplacées par un recrutement sur profil à partir d’objectifs précis, nos gouvernants seraient tellement différents ! Mais restons factuels et analysons le douloureux cas de la SNCF…
Reformer la SNCF : comment des spécialistes du change-management auraient procédé ?
La règle de base du change-management réside dans la gestion des oppositions, ces fameuses inerties que tout un chacun oppose consciemment ou inconsciemment à toute évolution de son travail. Le meilleur moyen d’utiliser ces forces d’inerties et de les transformer en une adhésion constructive autour d’améliorations pertinentes consiste bien évidemment à déterminer ces améliorations avec le personnel lui-même. Mais il y a tout un cheminement à respecter par ailleurs, ne serait-ce que par respect des susceptibilités :

1-Consultation de l’ensemble des acteurs

A l’inverse des réformes claironnées du sommet de la hiérarchie, de type top-down, le change-manager va tout d’abord consulter l’ensemble des directions,

  Source: lagauchematuer.fr  

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