Contrairement aux déclarations du chef de l’Etat et de tous ceux qui ont été mandatés par l’Elysée pour délivrer les mêmes éléments de langage, l’affaire Benalla n’est pas une tempête dans un verre d’eau. Elle a au contraire révélé des dysfonctionnements majeurs au sein du système mis en place par le président Macron.

L’affaire Benalla est le symbole et le syndrome d’un pouvoir présidentiel qui se croit au-dessus des lois. Les règles de droit n’ont été respectées ni par Alexandre Benalla, ni par l’ensemble de ses supérieurs au sein du cabinet de l’Elysée, qui n’ont jamais voulus’opposer  favori du droit. En s’affranchissant des règles communes, ceux qui devraient servir la République ont porté atteinte à la protection des libertés publiques et au bon fonctionnement de la police et, plus largement, de l’administration.

L’affaire Benalla témoigne aussi d’un phénomène de cour, dont l’affaire de La Rotonde avait été un premier révélateur. Il y a, au sein de la macronie, différents cercles de courtisans et de favoris, qui se répartissent privilèges, passe-droits, voitures, appartements de fonction et autres avantages, dans la parfaite continuité de ce qui s’est fait sous Hollande et trop de ses prédécesseurs. C’est d’autant plus inacceptable que le président Macron s’est présenté comme le pourfendeur des rentes et des privilèges, à commencer par ceux des notaires et des agents de la SNCF. Il n’y a pourtant rien de comparable entre leurs modestes avantages et ceux immenses offerts par le pouvoir au garde du corps du chef de l’Etat.

L’affaire Benalla s’est enfin accompagnée, comme l’affaire Cahuzac sous Hollande, d’une avalanche de mensonges de la part des ministres ou des plus proches collaborateurs du président de la République pour tenter de dissimuler, puis justifier l’inacceptable. Quant aux relais d’Emmanuel Macron au Parlement, au sein du parti présidentiel et dans les autres cercles du pouvoir, ils ont adopté une langue de bois, qui n’a rien à envier à celle qu’avaient développée les plus vieux partis de l’ère précédente.

L’affaire Benalla est donc grave et doit s’accompagner de changements profonds au sein du pouvoir actuel et de l’ensemble de la majorité. C’est ce que demandent les

  Source: la-france-en-marche.fr  

Voir sur le site du Parti de la France