Extrait de l’Édition du 4 février 2019 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

La crise qui secoue le Venezuela et les positions désordonnées adoptées par le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et le Conseil mettent en évidence la perte de souveraineté de notre Pays, et la faillite de notre diplomatie. Et c’est si évident que ce constat s’est invité dans les enceintes diplomatiques sur la question du multilatéralisme. Le sujet peut paraître technique et réservé au monde de la diplomatie, mais il correspond en réalité à des enjeux majeurs concernant la souveraineté et l’indépendance des nations. Tout état souverain cherchera au contraire à mener une politique étrangère fondée sur un réseau d’alliances bilatérales. Le multilatéralisme est un instrument de la globalisation qui a servi en outre à asseoir la domination américaine. Et ce avec l’appui du Système, hostile aux relations bilatérales qu’il juge d’un autre âge et procéderait, selon lui, d’une culture du conflit et de la puissance pour partie responsable des grandes guerres qui ont endeuillé le XXe siècle. Aussi faudrait-il privilégier le multilatéral dont l’objet est de rassembler les nations pour instaurer entre elles un ordre juridique comparable à celui qui prévaut dans les démocraties, les citoyens n’étant plus en l’occurrence des personnes mais des États. Des États qui doivent dès lors respecter des règles communes établies, nous dit-on, dans l’intérêt de tous.   De nos jours, le multilatéralisme est incarné, dans son extension géographique la plus grande, par l’ONU. Ou encore l’Union européenne. Qu’il existe des enceintes au sein desquelles les États peuvent débattre et échanger, rien de plus légitime. Au demeurant, il est des structures multilatérales qui sont d’une indéniable utilité, comme par exemple l’Organisation de l’aviation civile internationale qui permet aux liaisons aériennes de se développer en toute sécurité. Mais en dehors de ces organisations à caractère technique, nous sommes en droit d’exprimer la plus grande réserve à l’égard des initiatives multilatérales en raison de leur idéologie sous-jacente. Car la logique du multilatéralisme est en effet celle de la gouvernance mondiale plaçant les nations sous tutelle, en attendant de les

  Source: parti-de-la-france.fr  

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