1. La crise climatique, la fin des ressources fossiles facilement accessibles, les dangers et les limites du nucléaire imposent de changer de stratégie énergétique.
La nécessité d’une transition énergétique n’est plus à démontrer : l’épuisement prévisible des gisements de pétrole et de gaz et le danger du nucléaire et du réchauffement climatique exigent de modifier notre relation à l’énergie. Cette transition pose néanmoins une série de questions, notamment celle de l’importance à accorder aux renouvelables et des modalités de leur développement.
2. Le réchauffement climatique et le nucléaire sont deux menaces qui ne peuvent s’échanger : il faut sortir de l’un et de l’autre.
Nous affirmons que les périls liés aux centrales nucléaires et à la dérive du climat sont différents, mais de même importance. Ce qui signifie qu’il n’est pas raisonnable de faire le choix du nucléaire au nom de la lutte contre l’effet de serre et pas davantage de sortir du nucléaire en augmentant le recours au pétrole et au charbon. Le budget énergétique de demain est à bâtir sans l’atome et avec moins d’énergies fossiles.
3. Le cœur de la transition énergétique réside dans la diminution de la consommation d’énergie.
C’est pourquoi, le cœur de notre projet énergétique consiste à réduire substantiellement notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre (objectif de réduction : 4 fois).
A l’échelle de la planète, aucune solution durable n’est envisageable sans une stabilisation du nombre de consommateurs.
4. La réduction de la consommation d’énergie implique quatre types de démarche : isolation, innovation, investissements structurels, implication personnelle.
Le chauffage est la première source de consommation d’énergie. Le grand chantier est celui de l’isolation thermique du parc immobilier, notamment celui créé pendant les décennies d’énergie à bas prix (1950 – 2000), soit la moitié des constructions.
L’innovation technologique concerne les méthodes de fabrication industrielle, les matériaux de construction et d’isolation, les techniques de chauffage, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique de tous les outils que nous utilisons (voiture, robots domestiques, ordinateurs…).
Les choix de planification et les investissements structurels concernent principalement les transports :
en orientant le développement dans les localités pourvues d’une gare,
en desservant les zones d’activités par le ferroviaire,

  Source: m-e-i.fr  

Voir sur le site du Mouvement Ecologiste Indépendant