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Après les violences qu’ils ont subies lors des récentes manifestations,Luc Ferry estime que les forces de l’ordre devraient pouvoir faire usage de leurs armes pour se défendre.
Monsieur Luc Ferry est un ancien ministre de l’Éducation que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans une autre vie, à l’époque où je croyais encore aux beaux discours politiques de Nicolas Sarkozy !
Je suis estomaqué de lire dans Ouest-France ces propos que je trouve parfaitement inconsidérés, voire tout simplement écœurants ! Des propos qui vont dans le sens des médias actuels et des politiciens de droite et de gauche ! La tentation de la répression devient la règle dans les couloirs du pouvoir politique et sur les plateaux de télévisions ! Faut-il rappeler les conséquences d’actes commis autrefois dans des temps historiques :
Le 17 juillet 1791, une fusillade se produit sur le Champ de Mars, à Paris. C’est la conséquence immédiate de la fuite du roi Louis XVI jusqu’à Varennes. Elle va briser la lune de miel entre l’Assemblée et le peuple de Paris. Apparaissent les premières failles dans le consensus révolutionnaire.
Luc Ferry lance donc un appel au meurtre des manifestants !
Un propos que nous n’avons pas entendu en 2005 lors des émeutes dans les cités ! Un discours inconnu lors des manifestations étudiantes, ni sur celle des antifas et autres Black Blocs, ni sur les  casseurs de vitrines, et autres pilleurs de magasins ! Pourquoi ?
Il enfonce le clou devant l’étonnement des journalistes en réaffirmant ces propos et en balayant d’un revers de main les risques : Et alors ? Écoutez franchement, quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier qui est par terre. Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit ! ».

Comment peut-on, et surtout par quelle inconscience peut-on tenir des propos qui relèvent d’une autorisation de tuer des manifestants comme au temps de la IIIe République, celui de Clemenceau !
Quelle est cette angoisse, cette peur qui tenaille ces gens du pouvoir pour se lâcher à ce point et finalement souhaiter pointiller le jaune des gilets par des points rouges ! Rouge comme celui du sang des victimes d’une éventuelle tuerie policière, car rien dans ce cas de figure ne pourra arrêter le massacre commis

  Source: lagauchematuer.fr  

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