Extrait de l’Édition du 20 février 2017 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

La signature du Traité Transatlantique de libre-échange avec les États-Unis, appelé TAFTA, ou TTIP en Amérique, semble chaque jour un peu plus improbable, malgré la volonté de certains gouvernements européens. Donald Trump a mis fin aux négociations dès les premiers jours de son mandat. Néanmoins, le danger d’un accord qui mettrait l’économie européenne à la merci des transnationales américaines reste entier par le biais du CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada dont la signature était prévue à la fin du mois d’octobre. Mais François Hollande, dans son art de tout compliqué, y compris dans son propre camp, avait décidé, dans un moment d’égarement, que ce traité serait mixte, et donc pas de la seule compétence de la Commission, mais devait être ratifié par les parlements nationaux, si désiré…   Seule la Belgique avait décidé de faire ratifier le CETA par ses institutions et donc par son Parlement fédéral, mais également par ses parlements régionaux dont le parlement Wallon. Ce fut alors un Micro-drame avec une résistance de façade malgré quelques belles envolées lyriques du Premier Ministre wallon, Paul Magnette, issu du parti Socialiste. Cependant, le vendredi 27 octobre au matin, le même parlement wallon, qui avait donné un espoir aux peuples européens, les douche froidement, en faisant un virage à 180°, sans rien obtenir de tangible quant au texte. La politique de cours, la politique de loge a pris le dessus. La Wallonie ratifie le traité, toute la caste eurocratique pousse un soupir de soulagement, le nouvel ordre mondial était toujours en marche et nous donnait rendez-vous cette semaine à Strasbourg pour le vote du Parlement européen.   Rappelons que le CETA, tel qu’il a été signé avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, se veut l’exemple type, le modèle parfait, la base sur laquelle seront négociés tous les futurs accords commerciaux de l’Europe. Le TAFTA et le CETA sont décrits comme des accords commerciaux de nouvelle génération. En réalité, ils sont avant tout, la dernière étape de la libéralisation

  Source: parti-de-la-france.fr  

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