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Ce n’est pas un de mes texte mais celui de  Jacques Guillemain  de Riposte Laique que je trouve excellent j’ai donc décidé de le publier ici

À l’heure où s’ouvre le Salon de l’agriculture, à la fois la plus grande ferme de France et  la manifestation la plus fréquentée par les politiques, faisons un tour d’horizon du monde paysan, auquel 85 % des Français sont très attachés.
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4 000 animaux et 360 races seront présentés par 1 050 exposants. (Figaro)
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Pendant cette 56e fête de l’agriculture, on va célébrer l’excellence de l’élevage français et faire l’éloge d’un savoir-faire unique au monde. Une réputation largement méritée.
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Les plus belles stars de nos élevages vont être bichonnées, lustrées, brossées comme un sou neuf, telles des mannequins de haute couture, pour se pavaner devant le public et les photographes. La star du salon, c’est « Imminence ».

Dans chaque stand, chacun pourra goûter ce qui se fait de meilleur comme produits du terroir pour satisfaire son palais.  Éleveurs, maraîchers, céréaliers, vignerons, tous passionnés par leur métier, feront honneur à la réputation de notre production  agroalimentaire.
Les Français aiment leurs agriculteurs. Ils les jugent  sympathiques, passionnés, courageux et surtout utiles.
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En effet, un paysan nourrit 60 personnes en 2019, contre 15  il y a 40 ans.
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Le nombre d’exploitations s’est effondré. Le secteur agricole ne représente plus que 3,6 % de la population active.
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Il reste 474 000 exploitations générant un chiffre d’affaires de 75 milliards d’euros.
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Pour la 3e année consécutive, le modèle agricole français a été promu « le plus durable au monde » par The Economist, loin devant l’Espagne (19e) ou les USA (26e).
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Mais au-delà de cette belle fête, à laquelle participeront les principales figures politiques, et au-delà des beaux discours, des éloges et des sourires de circonstance, c’est un monde en grande difficulté que ce monde rural,  soumis à une concurrence mondiale et une  règlementation  européenne toujours plus dures.
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Quand nos paysans produisent et vendent à perte, parce que les intermédiaires et la grande distribution sont toujours plus voraces, quand les prix au consommateur ne tiennent aucun compte des prix à la production, il ne faut pas s’étonner de la grande détresse qui

  Source: lagauchematuer.fr  

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