LETTRE D’AMERIQUE.

Je viens d’achever mon 12 ème voyage aux Etats-Unis d’Amérique, ce pays-continent d’où nous vient le pire comme le meilleur, toujours avec quelques années de décalage. N’oublions pas, toutefois, qu’en dépit des ravages causés notamment en Normandie par leur aviation, ils ont largement contribué à nous débarrasser de l’une des deux barbaries qui ont ensanglanté le XXème siècle, et à nous protéger de l’autre. En réarmant complètement l’Armée d’Afrique mijotée par Weygand, de Lattre et Juin, ils ont contribué à remettre la France à la table des vainqueurs. En protégeant de leur bouclier militaire les nations libres d’Europe, ils ont contenu l’ours soviétique dans son goulag de 1945 à 1989. Les temps ont changé Mais les temps ont changé. Depuis 1989, le mur de Berlin est tombé et, un à un, les pays captifs de l’Europe de l’Est ont recouvré la liberté. Aujourd’hui l’OTAN, l’outil militaire de l’Alliance Atlantique, apparait bien plus comme une camisolede force que comme une assurance-vie. La menace soviétique n’existe plus et la Russie, sous la houlette de Vladimir Poutine, aspire à redevenir la Russie de toujours, une grande puissance continentale avec laquelle, naturellement, nous devrions commercer et coopérer au lieu de la considérercomme une pestiférée, et lui appliquer un embargo contraire à nos intérêts bien compris. Il est d’ailleurs étonnant ,à ce sujet,de constater que certains  talentueux  journalistes de notre famille de pensée au sens large du terme, aient les yeux de Chimène pour Washington, et que leur tropisme pro-américain obscurcisse leur jugement. Car enfin, la donne a changé, et les Américains sous la conduite de Donald Trump, redeviennent des Américains, c’est-à-dire une puissance consciente de sa force, leader autoproclamé et imposé du « monde libre », en un mot, une nation «  impériale », voire impérialiste. On peut aimer le cinéma américain, parcourir avec jubilation l’immensité du pays, s’intéresser à l’originalité de ses institutions, sans pour autant adouber sa politique étrangère, essentiellement égoïste. Mais là, quoi d’étonnant, quoi de plus naturel ? Trump fait ce qu’il a dit et il défend les intérêts de son pays, -« America first »-, ce dont devraient s’inspirer nos propres dirigeants et tous les eurocrates de la galaxie Bruxelloise. Des constantes et des variables Des constantes dans l’attitude des Américains à l’égard du touriste étranger ? Oui, leur gentillesse et leur promptitude désintéressée, en général, à aider et à renseigner le visiteur, à s’efforcer même de balbutier

  Source: parti-de-la-france.fr  

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