KIEV/MOSCOU : JE T’AIME, MOI NON PLUS.

Une fois de plus, une fois de trop, l’Ukraine et la Russie s’affrontent, cette fois-ci directement. Le conflit récurrent au Donbass, à savoir celui entraîné par la sécession des « républiques  populaires » de Lougansk et de Donetsk, appuyée objectivement par Moscou, n’arrange rien. Nous ne pouvons que  regretter, vivement, et même nous en indigner, qu’une guerre larvée oppose deux peuples européens, de même origine ethnique, slave,  partageant la même foi orthodoxe, même si leurs Églises n’obéissent pas au même Prélat.  Avec le grave incident naval du week-end dernier, directement cette fois-ci entre Moscou et Kiev, nous atteignons une autre dimension. Les faits : dans le détroit de Kertch, séparant la Crimée de la Russie proprement dite, aujourd’hui enjambé par un pont construit dans un temps record par Moscou, deux petits patrouilleurs et un remorqueur de 350 tonnes, le A 947 Krasnoperekovsk , appartenant à la marine ukrainienne et quittant la mer d’Azov, – cette mer fermée débouchant sur la mer Noire, elle-même quasiment bouchée au Bosphore et aux Dardanelles-, ont été éperonnés puis arraisonnés par la marine russe. Aussitôt,  le président ukrainien Petro Porochenko, en difficulté pour sa réélection, a fait monter la mayonnaise en instaurant la loi martiale et en déclarant que « l’Ukraine était au bord de la guerre avec la Russie ». En toile de fond, l’annexion de la Crimée. C’est grave, très grave, même si ce genre de rodomontade est destiné à usage interne. Aussitôt, Paris et Berlin, les « parrains » de l’Ukraine post-révolution, il faut bien le dire, ont tenté de désamorcer la crise en voulant réactiver le groupe de contacts dit « de Normandie », c’est-à-dire  l’Allemagne, la France, l’Ukraine et la Russie. Mis sur pied pour réactiver les accords de Minsk, capitale de la Biélorussie, qui prévoyaient l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange d’une autonomie substantielle pour les zones russophones, cette instance de concertation n’a jamais rien donné de concret. N’oublions pas la brutale annexion de la Crimée par la Russie, confortée tout de même par un référendum favorable, – 80 % de la population de la péninsule est

  Source: parti-de-la-france.fr  

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