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Sophie Bachat : « Quand Libé se demande si sa rédaction est « blanche » et recense ses « minorités visibles ». Libération, dans un papier commis par Cédric Mathiot, se pose la question suivante : « La rédaction de Libé est-elle blanche ? » D’après l’auteur, le questionnement est parti d’un journaliste noir américain de The Atlantic, Ta-Nehisi Coates, qui demande en 2015 après la tuerie de Charlie Hebdo à parler à un journaliste maghrébin. On lui répond qu’il n’y en a qu’un, pigiste de surcroit : Rachid Laïreche, celui-ci témoigne : « Il était venu me voir, ça l’avait rendu dingue. Il m’a dit « Mais attends, tu es le seul dans toute la rédaction ? » Il me disait qu’aux États Unis il y avait un manque, mais qu’il y avait des latinos, des noirs dans toutes les rédacs. Il disait que cette absence de noirs et d’arabes ça expliquait le « Je suis Charlie » et le « Je ne suis pas Charlie ».
Que faut-il comprendre ? Qu’être Charlie était un truc de « blancs » ?
Mais qui est ce Ta-Nehisi Coates ? Fils d’un Black Panther, il est journaliste et écrivain et s’intéresse aux violences raciales aux États-Unis. En 2015, son ouvrage, Between the world and me, traduit en français par Une colère noire, explique qu’en dépit de décennies de luttes, le racisme anti-noir est encore très présent dans son pays. Il est souvent reproché à Libération, surtout sur les réseaux sociaux, d’être une rédaction « blanche ». La photo prise en 2015 dans leurs anciens locaux de la rue Béranger a provoqué un mini tollé sur Twitter : « Cet odieux entre soi d’ignobles petits blancs frileux qui refusent de se faire enrichir culturellement« .
Rien que ça. D’autant plus que Libé se fait le chantre de l’antiracisme et de l’indigénisme, sans compter leur soutien inconditionnel au martyr des banlieues, Adama Traore. Libération est-il légitime pour traiter des minorités ? Mathiot essaie de définir maladroitement ce qu’est un « blanc » : « Il y a des raisons a priori de ne pas répondre à cette question. La première étant qu’on a pas envie de ranger ses collègues par couleur de peau. La deuxième est que c’est compliqué, forcément arbitraire de classer. C’est quoi un blanc ?
Libé aurait-il l’ambition, depuis le traumatisme de 2015, de devenir un Bondy Blog bis ? Notamment

  Source: lagauchematuer.fr  

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