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Il est incontestable que, selon notre constitution, « tout citoyen français, non privé de ses droits civiques, a le droit de voter aux élections ».
Il y a actuellement dans les prisons françaises environ 56 000 détenus de nationalité française, y compris bien entendu les binationaux qui sont les plus nombreux et hors les détenus étrangers et mineurs (Environ 15 000 plus les quelques 500 privés de leurs droits civiques).
Le problème qui se pose, et reste posé, est celui des Français d’origine étrangère, actuellement emprisonnés pour des faits de terrorisme, donc anti-Français.
Auront-ils le droit de voter ?  Comment des individus radicalisés, qui ont participé ou assassiné des Français pourraient-ils avoir le droit de s’exprimer sur des sujets qu’ils ont combattus les armes à la main et contre lesquels ils se sont rebellés ?
Comme, par exemple, les djihadistes déjà revenus en France et emprisonnés actuellement.
D’autant que l’on peut fort bien prévoir pour quelles listes ils voteraient : celles qu’on leur conseillerait par approches directes, par courrier, par réseaux sociaux, par téléphone, etc. et qui bénéficieraient du soutien des Frères musulmans, du CCIF, de Sos racisme, etc.
Sur un sujet qui se rapproche du précédent, les futurs djihadistes qui reviendront en France, auront-ils également le droit de voter ?
Ne devraient-ils pas, pour le moins, être privés de leurs droits civiques, de leur nationalité française usurpée ? À moins qu’ils ne soient déchus de leur nationalité française et qu’on les expulse immédiatement ?
Mais là encore se poserait un problème de conscience qu’il serait nécessaire d’étudier avec attention : déchoir de la nationalité française un binational, par exemple d’origine maghrébine, ce serait devoir l’expulser vers son pays d’origine, l’Algérie, la Tunisie ou le Maroc. Mais encore faudrait-il que son pays d’origine accepte de le recevoir, ce qui est loin d’être certain, et ce serait certainement un très mauvais service à lui rendre que de lui expédier un terroriste.
Alors que faire ? C’est la question que tout le monde se pose concernant ces centaines de djihadistes actuellement détenus par les Kurdes, en Syrie et en Irak.
C’était en tous les cas la question que tous les participants posaient au cours d’une

  Source: lagauchematuer.fr  

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