Aucune majorité parlementaire ne se dégage en Italie à l’issue des législatives, mais la coalition de droite-extrême droite est en tête des résultats partiels, tandis que le Mouvement 5 étoiles semble devenir le premier parti du pays

Une percée historique des forces anti-sytème, eurosceptiques et d’extrême droite, majoritaires en voix et en sièges après les législatives dimanche 4 mars en Italie, bouleverse la donne et plongent le pays dans l’incertitude politique. «Pour la première fois en Europe, les forces anti-système l’emportent», a résumé l’éditorialiste du quotidien La Stampa. «L’Union européenne va passer une mauvaise soirée», avait commenté dès dimanche soir sur Twitter la présidente du Front national français, Marine Le Pen. Elle ne s’est pas trompée au vu des premiers résultats partiels et des estimations fournies par les télévisions italiennes.   La coalition formée par Forza Italia de Silvio Berlusconi, la Ligue et le petit parti Fratelli d’Italia (Frères d’Italie), obtient certes quelque 37% des voix, selon des résultats partiels portant sur deux tiers des bureaux de vote. Mais à l’intérieur de cette coalition, c’est la Ligue de Matteo Salvini, formation eurosceptique et anti-immigration, alliée de Marine Le Pen en Europe, qui est en tête. Et si cette alliance devait l’emporter en termes de sièges, ce qui semblait hors de portée au vu des résultats partiels, Matteo Salvini, qui a promis d’expulser des centaines de milliers d’immigrés clandestins, serait en droit de réclamer le poste de premier ministre. Les anti-système du Mouvement 5 étoiles (M5S) réalisent de leur côté une percée historique, devenant le premier parti en Italie avec un score frôlant les 32%, quelques mois après la victoire du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis. Désormais, «tout le monde devra parler avec nous», s’est réjoui l’un de ses dirigeants, Alessandro Di Battista, après une campagne dirigée contre la corruption et la «caste» politique italienne. Campagne violente La Ligue a martelé de son côté tout au long d’une campagne émaillée d’incidents violents un discours anti-immigration et méfiant à l’égard de Bruxelles, qui semble avoir porté, dans un pays en proie à l’euroscepticisme et où quelque 690 000 migrants ont

  Source: parti-de-la-france.fr  

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