Promesse de campagne du candidat Macron, l’instauration d’un service national obligatoire pour tous les jeunes, filles et garçons, d’une même tranche d’âge participe de ces engagements électoraux inconsidérés auxquels nous ont habitué les démagogues de droite comme de gauche.

Depuis sa suppression décidée en 1995 par Jacques Chirac, le service militaire hante les esprits de beaucoup de nos compatriotes nostalgiques de la conscription républicaine, de la Nation en arme et du service universel. Universel d’apparence puisque, sans revenir aux « remplacements » des débuts de la troisième République, l’égalité devant la conscription, par le jeu de l’exemption, fut largement un mythe, particulièrement dans les vingt dernières années de l’existence du service militaire. Le projet Macron – un mois de service dont la moitié en internat, initiation au secourisme et aux techniques de sécurisation informatique, éducation civique de base, le tout relevant de l’autorité militaire tout en restant dans le cadre civil – s’inscrit  à tous égards dans un fourre-tout idéologique à destination incertaine. Le Parti de la France, attaché à la grandeur de nos armées et à leur efficacité dans l’accomplissement des missions que la France leur ordonne, souligne trois  raisons de s’opposer à ce projet. Il n’est pas dans les missions de nos armées, de nos officiers et sous-officiers de servir d’encadrement pour les pouponnières « civiques » que le gouvernement veut instituer comme classes de rattrapage d’une intégration désormais impossible. Le fameux « brassage » qu’opérait autrefois le service militaire se faisait dans un cadre national homogène et structuré, et n’était pas un but en soi. Le but était de former ses soldats pour la défense de la Patrie. Dans ce projet, aucune formation militaire réelle. Quant au brassage, les choses étant ce qu’elles sont et la réalité « sociale » de notre pays ce qu’elle est  on imagine ce qu’il en adviendra. Le coût de la mise en œuvre d’un tel projet serait exorbitant. Soit il pèserait sur le budget des Armées dont on sait l’étroitesse (la France vient de reculer d’une place dans le classement des engagements financiers consacrés à leur défense par les nations développées, ou en voie de l’être,

  Source: parti-de-la-france.fr  

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