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Malgré des contestations, La République en marche adopte aisément ses nouveaux statuts. Les contestataires de LREM dénoncent un manque de « démocratie interne » ou de « transparence » d’un scrutin marqué par une forte abstention.
Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. A 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.
« Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France », rapporte l’un des participants « et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment… ».
Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné « les vieux partis » : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national, disait-on. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

Regroupés au sein du collectif #LaDemocratieEnMarche, nous faisons appel à la justice afin d’annuler l’AG.
— LaDEM (@LDEM2017) 23 juillet 2017
D’autres membres d’En Marche, autodésignés « Marcheurs en colère », CaMem, protestent également mais contre la « toute-puissance » des référents départementaux du mouvement qui seront désignés par les instances centrales et non élus localement. Revendiquant plus de 9.000 adhérents d’En marche – qui en compte plus de 300.000 -, ce collectif n’a pas entamé d’action en justice.

  Source: lagauchematuer.fr  

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