En trois ans, le nombre de dossiers de proxénétisme des cités traités par l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains a été multiplié par quatre…

L’an dernier, l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains a traité 84 affaires de proxénétisme des « cités ». Plus de la moitié des victimes sont mineures. Les souteneurs sont souvent issus de la petite délinquance. Ses premières passes, Inès* les a faites peu après son treizième anniversaire. Une adolescente de son foyer de Cergy, dans le Val-d’Oise, lui a proposé de gagner de l’argent « facilement ». Sa souteneuse avait tout prévu : elle mettait à sa disposition un appartement à Paris, se chargeait des annonces contre 50 % des gains. Progressivement, Inès a décroché de l’école, « trop occupée à se faire de l’argent ». Séréna*, originaire du Val-de-Marne, a elle aussi commencé au collège, par l’entremise de son « petit ami ». Passant d’hôtel en hôtel, la jeune femme a enchaîné jusqu’à 300 passes par mois, ingérant parfois six grammes de coke par jour pour tenir.   Deux scénarios similaires aux dénouements différents. Les « macs » de Séréna ont été condamnés en avril à des peines allant jusqu’à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Créteil. Inès, quant à elle, est en attente de son procès. Car l’adolescente, après s’être prostituée, a, à son tour, joué les recruteuses. Ces deux dossiers illustrent néanmoins l’émergence d’un proxénétisme d’un nouveau genre, surnommé des « cités » ou des « banlieues ». Le terme est un peu galvaudé car ce proxénétisme n’est pas cantonné aux quartiers difficiles mais il désigne des réseaux français peu structurés et exploitant souvent de très jeunes filles. En ce moment même, à Paris, le tribunal correctionnel juge 12 hommes soupçonnés d’avoir favorisé la prostitution de 14 jeunes filles, parmi lesquelles huit mineures. Un « marché » à prendre En matière de criminalité, comme ailleurs, l’adage selon lequel la nature a horreur du vide, se confirme souvent. « Dans la plupart des cités, les marchés de la drogue sont déjà établis, les autres formes de criminalité comme les braquages ou l’extorsion demandent une logistique et ne sont pas à la portée de tous »,

  Source: parti-de-la-france.fr  

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