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Nous l’apprenions avant-hier, Manuel Valls est officiellement candidat aux élections municipales de Barcelone. La classe politique est divisée. Les seuls le soutenant pleinement ce matin sont les élus républicains Estrosi et Bertrand qui le félicitent et saluent son panache. D’autant, dit Estrosi, qu’il va affronter les populistes catalans. Tout est dit : Manuel Valls part en mission pour sauver Barcelone.
Il y a moins de deux ans, Manuel Valls était le premier ministre et souhaitait devenir président de la république française. En un mot, il souhaitait conjuguer son destin à celui de la France. Son pays disait-il alors. Mais les français ne l’ont pas voulu quoi que les électeurs d’Evry l’aient poussé sur le siège de parlementaire. Siège dont il n’a jamais posé son fessier en plus d’un an.
Aujourd’hui, Manuel Valls le missionnaire, en couple avec une riche barcelonaise- l’une des femmes les plus riches d’Espagne d’ailleurs- souhaite éliminer la menace indépendantiste et conjuguer son destin à celui des catalans. Qu’advienne que pourra de la France qui l’a nourrit durant tant d’années. Qu’advienne que pourra des électeurs de l’Oise qui lui ont fait confiance.
Le missionnaire Valls est donc acclamé par les républicains, traitres au parti d’ailleurs, élus par la gauche, Estrosi et Bertrand pour son acharnement à défendre la cause républicaine- selon les mots de Bertrand. Estrosi indique qu’un député, français donc, doit défendre une certaine idée de la France et de l’Europe. Il me semblait qu’une certaine vision pour l’Europe était l’apanage des députés européens ou d’ailleurs les partis n’envoient que les moins motivés, les moins compétents de leurs cadres ou ceux proches de la retraites. C’est dire si notre establishment politique s’intéresse à l’avenir politique de l’union.
Nous touchons cependant un point essentiel ici : les politiques sont apatrides et ne défendent pas un pays c’est-à-dire un état-nation composé d’un territoire, d’une langue, d’un peuple mais une idée : la république. Valls est ainsi un émissaire de cette idée, de l’idée républicaine en Espagne afin de sauver Barcelone des griffes populistes, à comprendre ici : antirépublicaines, antidémocratiques. Pourtant, qu’ils aient torts ou raison, les catalans se sont

  Source: lagauchematuer.fr  

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