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Le masque est tombé. Il se décrochait depuis un certain temps, puis la cour médiatique essayait de le recoller. Cette fois, le vrai visage apparaît : le jeune Président brillant qui allait remettre la France en marche n’est qu’un technocrate hors-sol doublé d’un bonimenteur dont le talent oratoire ne cache plus le vide ou les incohérences. Sur la scène internationale, on s’était déjà aperçu du fossé grandissant entre la gesticulation mise en scène avec faste et les retombées pratiquement nulles dans un monde et une Europe de moins en moins conformes aux intuitions de Jupiter. Cette fois, le long discours narcissique sur une nouvelle politique de la ville ne laisse plus aucun doute : l’intention de séduire à chaque fois le public devant lequel on parle ne peut constituer une politique digne de ce nom.
Macron ne sait pas de quoi il parle et continue à mettre, entre la réalité et lui, les préjugés de la caste à laquelle il appartient : le microcosme des dirigeants « progressistes ». Le blocage intellectuel autour de l’antiracisme est un signe qui ne trompe pas. Il commence à justifier son rejet, car c’en est un, du Plan Borloo sous prétexte que sa mise en oeuvre serait issue d’un accord entre deux mâles blancs. Chacun appréciera cette légitimation des stéréotypes à la mode dans le discours dit progressiste pour éclater la société en identités conflictuelles. Leur utilisation renforce le communautarisme, au lieu de le combattre. L’une de ses propositions consistera ensuite à introduire une surveillance de la discrimination dans les embauches des grandes entreprises et il déplorera enfin l’augmentation des discours racistes et antisémites. C’est l’antiracisme idéologique dans toute sa splendeur : on insiste sur les différences et on se plaint ensuite des conséquences de cette insistance. La réalité du problème est occultée : l’immigration, qui n’est pas évoquée, fait se rencontrer des groupes de cultures antagonistes que la France ne peut plus assimiler, parce que cela lui est interdit au nom de l’antiracisme, et qu’elle ne peut davantage intégrer, parce qu’elle n’en a plus les moyens, ni même la

  Source: lagauchematuer.fr  

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